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Harry Potter - Fan-fictions

Vendredi 2 octobre 2009

Chapitre 05 : Des fiancés heureux !


Trois mois plus tard.


- Oh Non ! Hermione ! Pourquoi as-tu fait cela ?

- Enfin, Drena, c'est "ta" fête !

- Mais si Harry apprends cela ?

- Eh, tu fais ce que tu veux et puis sa jalousie cela va un moment ! C'est à cause de cela que ses copines le quittaient ces dernières années y compris Ginny.

- Hermione, je ne suis pas sa copine mais sa fiancée et dans une semaine SA FEMME !

- Et bien, Drena, tu as l'air drôlement fière de perdre ton nom !

- Tu ne peux pas comprendre !

- Non ! Moi, j'ai gardé mon nom accolé à celui de Ron !

- En attendant… Il ne faut pas que Harry apprenne !

- Quoi ? Que les filles et moi, on t'ait commandé un stripteaseur ?

- Oui !

- Allez, Drena ne fait pas ta mijaurée ! En plus, on lui a demandé qu'il prenne du polynectar avec un cheveu de Harry, comme cela tu te sentiras moins coupable !

 

Le "chippendale" qui tortillait ses fesses le dos tourné, se retourna alors et Drena se mit à baver d'envie. Il s'approcha d'elle en se déhanchant entraînant un gémissement chez Drena. Le "strip-Harry" s'asseya sur ses genoux en faisant glisser une écharpe de soie blanche sur son cou. Il ne portait plus que le pantalon de smoking. Elle s'imagina enlever ce pantalon non pas au danseur et maintenant mais dans une semaine à celui qui serait son mari. Elle riait aux éclats à cette idée.


L'heure de location du stripteaseur passa très vite et les filles étaient sérieusement pompettes quand leurs hommes vinrent les chercher. Leur soirée d'enterrement de vie de célibataire avait fini plus vite.


Harry dévisageait la belle figure rosée de sa belle blonde. Elle se pendait à son cou en lui susurrant des phrases particulièrement érotiques.


- Arrête, Drena-Chérie !

- Pourquouuah ?

- Parce que tu ne sais pas l'effet que tu me fais !

- Si je sais !

- Ah oui ?

- Oui ! Répondit-elle en posant sa main sur l'entrejambe gonflée de son fiancé.

- Arrête !

- J'ai pas envie !

- Drena, il faut que je te ramène à ton appartement !

- T'es un vrai rabat-joie, tu sais !?

- Oui, oui, je sais !

- J'm'amusais bien et puis c'est mon enterrement de vie de jeune fille !

- Je sais !

- La semaine prochaine, je me marie !

- Ah oui ? Avec Qui ?

- L'homme que j'aime, Harry Potter !

- Et ?

- Et je suis pressée qu'il fasse de moi sa femme ! Nooonn ! Qu'il fasse de moi Une femme !

- Comment ?

- Ben oui ! J'suis toujours vierge ! Mon amour est un amour, il n'a pas voulu me toucher avant le mariage !

- Je sais !

- Trois mois qu'il attend, le pauvre chou, alors que ma "petite fleur" je la lui aurai offerte dès le premier jour !

- Ah oui ? Ta "petite fleur" ?

- Oui !

- Bon, il est temps que je te ramène !

 

Il salua Ron et Blaise qui ramenaient leurs épouses respectives qui, contrairement à Drena, avaient depuis longtemps dépassé le seuil de non-retour. Harry enlaça fermement sa future femme et transplana. Le petit appartement les accueillit rapidement. L'auror emmena Drena dans sa chambre et commença à la déshabiller pour la mettre au lit. Elle s'accrocha, alors, ses bras autour de la nuque masculine et déposa un simple baiser sur sa bouche.


- Harry, il faut que tu saches que je ne suis pas vraiment saoule ! Et que le stripteaseur m'a donné des idées te concernant !

- Ah oui ?

- Et que je ne crois pas pouvoir attendre notre nuit de noces

- Oh non Drena, nous nous étions promis d'attendre notre mariage.

- Je sais mais c'est dans une semaine et j'ai trop envie de toi maintenant !

 

Elle se laissa alors tomber sur le lit en entraînant Harry avec elle. Il était encore habillé quand elle ne portait plus que ses sous-vêtements. Leurs lèvres s'étaient déjà rencontrées et avaient entamé un ballet on ne peut plus classique. Harry passa sa main dans le dos de Drena et dégrafa son soutien-gorge en dentelle noire pour finir par le lui ôter. Il posa ses mains larges sur la poitrine généreuse. Elle gémit langoureusement. Du genou, il força ses cuisses qu'elle ouvrit largement et sans pudeur aucune. Tout en continuant à jouer de la langue dans la bouche de la jeune fille, il faisait courir ses mains sur la mince silhouette. Drena s'attaqua alors à la chemise de son fiancé. Devant l'impatience et la fébrilité de sa compagne, Harry décider de l'aider à le déshabiller. Entre chaque pièce de vêtement, un baiser torride et mouillé fut échangé. Les mains graciles et agiles de la belle secrétaire s'évertuèrent enfin à ôter le boxer de son amant. Il était nu et son pénis se dressait fièrement sous les yeux de Drena. Elle se rappela alors de sa vision sous la douche chez les Weasley.


- Que tu es beau ! Dit-elle en parcourant la totalité du corps viril. Aussi beau que la nuit où je t'ai vu nu chez Ron et Hermione !

- Comment ? Tu m'as vu nu ce week-end là ? Et bien, moi aussi, je t'ai vue dans la rivière !

- Ah oui ? Ce qui explique tes "gémissements" et mon prénom sous la douche !

- Il va donc falloir satisfaire nos "frustrations" respectives du corps de l'autre !

- Oh, Harry, viens libérer tes frustrations !

 

Il apposa ses lèvres sur la fine bouche de sa compagne et y darda sa langue pour l'inviter à l'ouvrir. Elle se mit à gémir soumise aux baisers de son homme et au phallus frottant son ventre et son pubis encore couvert de tissu. Harry avait descendu ses mains de la taille vers les hanches de sa fiancée. Arrivées là, elles agrippèrent le slip de soie fine et d'un coup le déchira et l'arracha du mince corps. La jeune fille hoqueta de surprise et d'anticipation érotique. L'une des mains masculines continua son trajet le long extérieur de la cuisse pour remonter et caresser la délicate peau de l'intérieur. Sous la sensualité de la caresse, la belle blonde se mit à frissonner. Elle sentit alors un doigt caresser sa vulve. Le pouce massa alors son clitoris tandis que l'index titiller l'entrée de son vagin. Elle se cambrait en gémissant sous la main experte. Les doigts s'en allèrent occasionnant un petit air de frustration. Harry, qui n'avait pas cessé de l'embrasser, arrêta ses baisers pour monter ses doigts enduits de cyprine. Elle ouvrit des yeux étonnés qui se voilèrent de désir quand il murmura à son oreille que c'était la preuve qu'elle était prête à le recevoir en elle. Il écarta un peu plus les cuisses de sa compagne et d'une main restée sur la hanche, l'autre main empoigna son pénis pour entrer dans le fourreau accueillant. Il fut légèrement arrêté par l'hymen mais s'enfonça plus avant occasionnant à la jeune fille de petits frémissements de douleurs. Une fois qu'il fut complètement au fond de la chaude caverne, il attendit quelques secondes. Enfin le message que les hanches actives de la jeune fille firent passer, l'incita à donner son premier coup de rein puis un second et ainsi de suite se mit à répéter le vieux rite de la reproduction.


Elle gémissait bruyamment déjà soumise au plaisir. Il se mit ensuite à labourer vigoureusement le corps offert par de puissants va et vient. Elle sentait le frottement du pénis contre son clitoris y activant l'arrivée de sang. Elle ressentit aussi le gland toucher le fond de son vagin. A d'autres moments, elle était persuadée qu'il touchait le fameux point "G". Elle n'avait qu'une certitude, c'était de n'être que frissons, que gémissement que plaisirs intenses. Il accéléra de plus en plus ses coups de reins enfonçant de plus en plus sa maîtresse dans le lit virginal.


Leurs souffles étaient erratiques et le bruit de leurs râles emplissait la chambre de jeune fille.


- Oouuaaahh, Drena, je n'avais JAMAIS ressenti cela ! Souffla Harry. Avec PERSONNE !

- C'est vrai ?

- Oh Oui ! Dit-il en se retirant du doux fourreau. Tu es unique !

 

Il la tira contre lui après s'être allongé sur le dos. Ils échangèrent quelques bisous entrecoupés de mots d'amour et de promesses d'avenir.




La semaine suivante.


Un jeune homme aux cheveux noirs attendait sous un dais de soie pourpre. Il était accompagné de son témoin et meilleur ami, un homme grand et roux. Il était fébrile car aujourd'hui, il se mariait avec celle qui se partagerait sa vie à jamais.


L'officiant était un sorcier de confession baptiste et d'origine moldue. Il était vêtu d'une robe de sorcier recouverte d'une étoile violette.


Soudain, la musique nuptiale s'éleva dans les cieux. Une petite fille rousse et son frère s'avancèrent dans l'allée centrale entre les deux rangées de chaises remplies par les invités. Les deux enfants jetaient des pétales de roses blanches sous les pas de leur mère qui les suivait. Apparut alors une vision féerique, la future épousée était vêtue avec majesté. Elle portait une robe de style premier empire français. D'une blancheur immaculée. Une longue traîne lançait mille éclats. Les cheveux blonds et luxuriants étaient remontés sur la tête pour redescendre en dizaine de boucles, le tout recouvert de minuscules petits boutons de roses.


Le marié était bouché bée devant sa fiancée et tendit la main pour la faire approcher de lui. L'officiant commença son ouvrage. Les deux jeunes amants étaient sur leur petit nuage et n'entendaient plus guère les paroles de celui-ci. Vint alors la phrase fatidique et hautement symbolique même chez les sorciers.


- Si quelqu'un s'oppose à ce mariage qu'il parle maintenant ou qu'il se taise à jamais !

 

A peine ses mots était émis q'une voix froide et sèche y répondait.


- Moi, je m'y oppose !

- Narcissa Malefoy ! S'écrièrent plusieurs invités.

- Pourquoi ? Demanda Harry dévisageant sa fiancée.

 

Celle-ci avait blêmit et portait une main à sa gorge.

 

- Pour plusieurs raison en une seule ! Votre fiancée est une transmutée ! Cette transmutée ne s'appelle pas Drena Black mais Drago Malefoy ! Et le Ministère m'a donné tous les droits pour faire interner mon fils à Sainte Mangouste dans le secteur psychiatrique.

 

Harry recule le visage étonné et dégoûté vers Drena qui le regardait avec la peur sur le visage.


- Dis-moi que ce n'est pas vrai ! Cria t'il.

 

Elle laissa couler une larme.


- Si Harry ! Mais cela ne compte pas ! Je t'aime !

- Tu me dégoûtes ! J'ai couché avec un homme et pas n'importe lequel ! Drago Malefoy !

- Je ne suis plus un homme ! Je suis une femme, je suis Drena Black !

- Dégages ! Tu me dégoûtes, je ME dégoûte ! Dégages ! Espèce de monstruosité !

- Allez, viens mon fils, tu vois bien... ce sale auror ne veux plus de toi ! Viens ! Insista Narcissa.

 

La jeune fille se résigna et ses épaules s'affaissèrent. Elle laissa tomber son bouquet de mariée en fleurs de lys au pied de son amant. Elle se dirigea vers sa mère qui était accompagnée de deux infirmiers. Ils empoignèrent les bras fragiles de la jeune fille qui regarda Narcissa Malefoy dans les yeux.


- Bien, mon fils ! On y va !

- Je ne suis pas votre fils mais votre fille : Drena !

- Pas pour longtemps ! Je trouverais la solution pour que tu redeviennes Drago.

- Nooonnn !

 

Elle se débattit entre les deux infirmiers mais sa mère lui envoya un sort de sommeil où elle sombra aussitôt. Narcissa et les infirmiers transplanèrent sans tarder laissant un silence de mort recouvrir l'assemblée.

Par Alfgard
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Jeudi 1 octobre 2009

Chapitre 04 : Désirs, désirs…


L'après-midi avait été relaxante. Après la promenade, les hommes avaient fini par enfourcher un balai et faire quelques passes de Quidditch. Drena assise au pied d'un arbre les regardait avec envie. Jouer à son sport favori lui manquait terriblement. Harry lui remarqua bien son regard envieux et vint se poser devant elle.


- J'ai amené mes deux balais, veux-tu nous accompagner ?

- Oui, je peux ?

- Bien sûr… bon d'accord peut être pas dans cette tenue qui te rend si sexy mais en short et en t-shirt pourquoi pas !


Pour la énième fois de la journée, la jeune femme rougit sous le compliment. Elle s'empressa de rejoindre sa chambre où elle se changea. Vêtue d’un blue-jean et d’un t-shirt blanc, elle redescendit en trombe sous le regard surpris et tendre de Hermione.

Harry l’attendait dans le jardin avec le balai promis. Au passage, il lui frôla la main de façon appuyée. Souriante, elle enfourcha le balai et s’envola comme une fusée sous le regard admiratif de Harry.

Ils volaient côte à côte dans un ballet aérien impressionnant. Ron et les jumeaux étaient admiratifs devant la grâce et la rapidité du couple. Leur hôte lâcha alors le vif d’or qui alla se cacher dans le ciel. Ron et les jumeaux s’amusèrent à s’échanger le souaffle. Ils avaient décidé que les cognards resteraient enfermés. Harry et Drena continuèrent à évoluer dans les airs. Alors que le jeune homme admirait l’évolution de la blonde sylphide, celle-ci avait l’œil aux aguets. Comme au temps de son adolescence, lorsqu’elle vit le vif d’or, elle mima un air indifférent et supérieur. Harry la regarda étonné. Le remarquant, elle lui fit un sourire désarmant et fit monter son balai au-dessus de son vis-à-vis. Celui était toujours hypnotisé par l’image enchanteresse de Drena gravée au fond de sa rétine quand il comprit qu’elle volait après la balle dorée. Il fit pivoter son balai et "courut" après la jeune femme et l'objet volant. Leur course dura de longues minutes, Harry collait au train de la jeune femme quand enfin il vola à son côté en lui jetant des coups d'œils. Alors que la sueur de la blonde plaquait son t-shirt sur sa poitrine et révélait ses tétons érigés, elle trouva "la" phrase pour le désarmer.


- Alors, POT-TER, on "mate" mes seins ?


Cette phrase si "malefoyenne" dans la bouche de la jeune femme le fit s'arrêter. Il la vit tendre le bras, puis jubiler pleine de joie et d'orgueil. Elle se rapprocha de lui en minaudant alors qu'ils redescendaient tous les deux au sol.


- Je t'ai eut, je t'ai eut !!! Allez avoue… répète après moi : Harry Potter, le survivant s'est fait battre par Drena Black une fille !

- Drena, Drena, voyons, c'est très puéril !

- Oui, mais c'est tellement bon !

- Bon ? Je connais des choses bien meilleures ! Répondit Harry d'une voix sensuelle devenue rauque par le désir.

- Ah oui ? Susurra innocemment la jeune femme.

- Allez, on rentre, il se fait tard. Intervint Ron.


Drena jouait avec le vif d'or en fanfaronnant devant Harry. Fred, Georges et Ron gloussaient devant le spectacle. Quand ils entrèrent dans la maison, ils trouvèrent la table et le repas prêts.


Les enfants se précipitèrent dans les bras de Harry et Drena.


- Oncle Harry, tu viens jouer avec nous ?

- Oui, oncle Harry et Drena aussi.

- Non les enfants ! Intervint Hermione. C'est l'heure de manger et après vous irez vous coucher. La journée a été longue et on a encore plein de choses à faire demain.


Les deux attrapeurs occasionnels déposèrent les petits rouquins sur leur chaise. Encore une fois, ils s'asséyèrent côte à côte.


Le repas fut animé et joyeux, et tout au long de celui-ci, Drena sentit très nettement la cuisse de Harry se coller à la sienne. Comme lui aussi remarqua que la main de la jeune femme voletait souvent sur la sienne, dans son dos, sur sa nuque et derrière l'oreille quand elle y plaçait une mèche de cheveux noirs. Il semblait certains pour les autres convives que ces deux-là étaient fait pour être ensemble et qu'ils se "cherchaient" sans cesse.


Ron proposa de jouer au monopoly-version sorcier et Hermione alla coucher ses enfants. Le reste de la soirée fut convivial et quelque peu arrosé. Le couple en devenir n'arrêtait pas de flirter et de se lancer des sous-entendus grivois. Néanmoins quand les deux heures du matin furent passées, chacun d'eux rejoignit sa chambre respective.


Il était trois heures du matin et Drena n'arrivait pas à dormir. Elle se retrouvait sans cesse dans son lit. Entre la canicule qui étouffe la campagne et les corps, et la fièvre du désir qui avait monté en elle toute la journée, elle sentait le besoin de faire baisser la chaleur de son corps.


Elle descendit alors l'escalier sans faire de bruit et sortit de la maison pour se diriger vers la rivière. Elle ne vit pas la silhouette masculine qui la regardait passer les pieds nus et seulement vêtue de sa courte nuisette. Comme elle ne vit pas la surprise puis le désir enflammer le regard vert. Elle s'approcha de la rive et ôta sa nuisette. Puis elle entra dans l'eau claire avec une grâce et une élégance digne d'une nymphe. Son corps pâle était exposé à la lumière de la pleine lune. Pas une partie de con corps ne fut celée au regard avide du survivant. Quand elle plongea complètement dans l'eau, il souffla silencieusement. Il posa sa main à son entrejambe, il avait bien senti que son sexe s'était "tendu" sous la divine vision. Après avoir effectué quelques brasses, elle se mit à jouer à faire léviter et à faire briller les gouttelettes sous le rayonnement de la lune. Ses pensées couraient vers Harry et elle s'arrêta net. D'une main, elle s'accrocha à la berge et l'autre glissa entre ses cuisses. Elle rejeta la tête en arrière tandis que sa main s'activait sur sa vulve et son clitoris. Elle gémissait de plus en plus fort. Puis sous la jouissance, sa gorge laissa filtrer un cri rauque : "Harry". Ce dernier qui béait d'envie se redressa et silencieusement quitta la place.


Drena, une fois remise, sortit de la rivière toute alanguie et de se dirigea vers la maison. Elle prit la direction de la salle de bain afin de rincer les traces de la vase à ses pieds. Elle entra sans précaution et tomba sur un spectacle très érotique. Harry se douchait et l'eau froide apparemment puisqu'il n'y avait pas de buée. Elle baissa les yeux sur son pénis fièrement dressé. Il posa son front contre la faïence en gémissant puis il prit son phallus en main et lui imprima un mouvement de va et vient. Choquée, elle avait presque fermé la porte quand elle entendit un gémissement accompagné d'un "Oh Drena" !


Toute tremblante, elle s'allongea sur son lit. Elle serra l'oreiller contre elle. "Oh Harry, serait-ce possible ? Mon rêve est-il en train de s'accomplir ? Je n'aurais pas fait tant cela en vain ? Tu pourrais m'aimer comme je t'aime ?".

Par Alfgard
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Jeudi 28 mai 2009

Chapitre 03 : Un week-end en famille.

 

Ce fut des hurlements de rires d'enfants dans la rue qui la réveillèrent. La fenêtre de sa chambre donnait sur un parc moldu. Il était très fréquenté par les enfants du quartier. Au départ, elle n'appréciait pas trop le bruit mais certains rires cristallins étaient si beaux et apaisants qu'il lui arrivait de rejoindre les enfants pour jouer avec eux.


Drena s'étira lentement membre après membre tel une chatte. Son corps nu n'était recouvert que d'un drap de soie noire. Il faisait si chaud cet été. Elle était enfin en week-end. Elle avait tout son temps jusqu'à midi après tout Hermione ne l'attendait que pour le déjeuner. D'un mouvement de baguette, elle ouvrit les rideaux qui lui célaient le soleil. Ce dernier emplit la pièce de ses chauds rayons. Drena se mit à gémir de plaisir en s'asseyant. Ce serait un week-end formidable comme elle n'en avait plus vécu depuis des années. D'un "accio", elle attira le déshabillé de soie qui avait été nonchalemment jeté la veille sur une chaise. Elle se leva et se dirigea vers la cuisine puis alluma la radio.


"Il est 10 heures ! Bonjour, aux Sorciers et sorcières de Londres ! Vous êtes à l'écoute de Radio Sorcier, la Première Radio du Monde magique ! Nous sommes aujourd'hui le samedi 23 juillet 2005 ! Nous commencerons aujourd'hui notre journal d'informations avec la mystérieuse disparition de notre Héros-Survivant Harry Potter. En effet, depuis mercredi déjà, plus personne ne l'a vu ! Ni ses amis, ni ses collègues, ni ses supérieurs ne l'ont vu depuis l'arrestation du Mangemort Nott. Tout le monde est très inquiet. Aurait-il fini pas craquer ? Nous aborderons plus avant le sujet dans notre édition de 10 h 15. La suite de nos informations : Un groupe de moldu aurait pu voir…."


Angoissée, Drena avait posé ses mains sur sa poitrine. Harry avait disparu. C'est étrange Ron et Hermione n'avaient pas eut l'air plus inquiet que cela. Ils étaient pourtant les meilleurs amis du jeune homme et s'il avait des problèmes, ils se seraient inquiétés. Drena se dit alors qu'ils devaient savoir où il se terrait. Ce qui l'étonnait c'est qu'il ait attendu aussi longtemps pour "craquer" et quitter les feux des médias et du public. Bah… elle en saurait peut être plus pendant son séjour. Elle finit de préparer son habituel petit déjeuner.


Alors qu'elle le mangeait, elle admit au fond d'elle qu'elle avait tendance à vivre de façon routinière. Elle serait temps que sa vie "bouge" un peu. Elle laissa son esprit vagabonder vers son passé. Ce fut une erreur, ses pires souvenirs l'envahirent, ses anciens chagrins la submergèrent. Quand comprendrait-elle qu'elle n'avait plus de passé ? Que seul le présent et l'avenir comptaient ? Elle se dit qu'après son séjour chez les Weasley, il serait peut être temps de chercher à rencontrer des hommes. Et oublier son ancien amour ! Elle voulait se marier ! Dans sa famille, c'était dans l'ordre des choses de convoler. Et puis, ce n'était pas en étant une simple secrétaire qu'elle ferait une "carrière" mirobolante. Elle n'avait pas pu passer ses ASPIC's et le regrettait beaucoup ! Seul le mariage et la vie d'épouse, voir de mère, comblerait ses désirs. Elle se dit alors qu'elle n'avait jamais autant ressemblé à sa mère. Elle lava sa vaisselle et partit se doucher.


Comme à son habitude, elle se maquilla légèrement. Elle avait essayé une fois de faire un maquillage plus appuyé et elle avait eut l'impression de ressembler à une prostituée. Elle jeta un sort de séchage à ses cheveux et décida de ne pas les attacher cette fois-ci. Elle revêtit une petite robe d'été toute rouge et enfila des ballerines de la même couleur. Elle attrapa son petit sac de voyage et y fourra deux ou trois robes légères, un ou deux t-shirts ainsi qu'une jupe, un short et un bikini. Elle savait que les Weasley habitait près d'une petite rivière, peut-être aurait-elle le temps d'aller s'y baigner. Elle finit par mettre ses affaires de toilettes, ses mules et son ensemble de nuit. Elle éteignit tous ses appareils et sortit sur son palier qui se trouvait côté sorcier. Elle transplana.


C'était une ravissante petite maison blanche qui apparut sous ses yeux. Elle ressemblait beaucoup à l'un de ces charmants petits cottages si typiquement anglais. Drena appuya sur la sonnette. Elle put entendre l'air typique de Big Ben qui résonnait dans toute la maisonnée. Elle eut un petit rire, c'était nouveau !


Soudain, la porte s'ouvrit sur deux grandes silhouettes aux cheveux roux qui l'entraînèrent dans l'entrée telle une double tornade. Des dizaines de questions et de compliments plus ou moins bien tournés lui furent adressées. Des mains baladeuses et des baisers mouillés aventureux lui furent exagérément prodigués. Fred et George en étaient les "infâmes" pourvoyeurs. Ils étaient littéralement fous d'elle mais elle n'avait jamais daigné leur céder quoique ce soit. Néanmoins, ils la faisaient tant rire qu'elle leur pardonnait toujours leurs séances de pelotages intensifs. Elle vit arriver Hermione.


- Drena, je suis contente que tu restes tout un week-end !

- Moi aussi, Hermione !

- Mes beaux-frères ne t'ont pas trop embêtée ?

- Comme d'habitude !

- A ce point ?

- Eh les filles ! Jamais nous ne ferions de mal à une si charmante damoiselle ! Pérora George.

- Tout à fait, George, elle est si belle et si fragile que nous aurions peur qu'elle se brise !

- N'importe quoi, les garçons ! Moi, fragile ?

 

La conversation continua sur ce registre, elle ne connaissait tout ce beau monde que depuis cinq semaines. Mais les nombreuses soirées passées avec eux et leur simplicité alliée à leur hospitalité l'avait rapidement incluse à leur petit monde sympathique. Elle fut entraînée dans la salle dont les larges portes-fenêtres donnaient sur une terrasse largement éclairée par le soleil de juillet. Une immense table d'extérieur et des chaises recouvertes de coussins confortables les attendaient.


- Ce midi, c'est barbecue ! Annonca Hermione.

- Ah, c'est vrai ? Je n'ai jamais mangé à un barbecue !

- Formidable ! Je suis contente de te le faire découvrir ! Au fait, j'ai trouvé le livre de décoration intérieure version sorcier, il est sur la table du salon. Je retourne dans la cuisine.

 

Les jumeaux rejoignirent à l'extérieur Ron à qui la jeune fille adressa un coucou. Le maître de maison était en train de griller la viande. Drena passa par la salle pour rejoindre le séjour. Elle s'installa et commença à compulser le livre. Depuis son arrivée, elle entendait les deux enfants de Ron et Hermione qui jouaient et rigolaient à l'étage. Percy, 4 ans, et Ginny, 3 ans, étaient deux enfants si vivants et si heureux de vivre. Ils portaient les prénoms de leurs oncle et tante défunts. Alors qu'elle souriait à entendre leurs éclats de rire tonitruants, Hermione s'approcha d'elle.


- Nous allons passer à table ! Tu pourras emmener ce livre chez toi, si tu veux !

- Oh merci, Hermione !

- Les enfants, vous descendez ? Le repas est prêt ! Hurla Hermione en direction de l'étage.


Elles entendirent alors débouler les deux petits bouts de choux suivis par une personne au pas plus lourd. Drena, qui s'était approchée pour accueillir ses petits amis qui descendaient l'escalier avec maladresse, leva la tête. Elle ne put, alors, s'empêcher de détailler la haute silhouette qui apparaissait sous ses yeux. Devant elle, un homme aux cheveux noirs en bataille la dévorait de ses yeux verts. Ainsi, voilà où se terrait le magnifique survivant. Magnifique, oui ! Drena dut se forcer à maintenir la bouche fermée tant le corps magnifiquement découplé de l'ancien gryffondor la faisait béer d'envie. C'était horrible, elle était toujours aussi impitoyablement amoureuse de lui. Les enfants se jetèrent dans ses bras, lui donnant ainsi l'occasion de détourner les yeux de l'homme de ses rêves. Ils lui posèrent mille questions auxquelles, elle essaya tant bien que mal de répondre. Ils échangèrent avec elle mille bisous mouillés. Alors que Harry s'approcha de Hermione et d'elle.


- Drena, je te présente Harry Potter, mon meilleur et vieil ami de Poudlard !

- Vieux, vieux ! Vas-y doucement, Hermy !

- Harry, je te présente Drena Black, la secrétaire de Ron et ma nouvelle meilleure amie! Reprit Hermione ironique.

- Enchanté Mademoiselle ! Black ? Dit-il en lui tendant la main. Seriez-vous de la "fameuse" famille des Black ?

 

Elle regarda cette magnifique main bronzée qui s'était avancée vers elle. Des souvenirs désagréables revinrent à l'esprit de la jeune femme. Néanmoins, elle mit sa pâle menotte dans cette grande main masculine.


- Cela dépends de quels Black dont vous voulez parler ?

- Je n'ai connu que certains d'entre eux et une certaine branche ! Les plus fréquentables étaient Sirius et Andromeda. Sinon, j'ai, hélas, rencontrées Bellatrix et Narcissa.

- Je suis de ces Black-là mais je me sens plutôt proche d'Andromeda.

- Vous avez la blondeur de Narcissa et sa beauté ! Reprit-il d'une voix chaude et rauque.


Drena se mit à rougir sous le compliment. Elle avait croulé sous les compliments de quelques hommes ainsi que de Fred, George et Charlie. A part ce dernier, elle avait rarement réagi et frissonné à ce point. Heureusement, les enfants attirèrent son attention. Ils voulaient jouer avec elle.


- Ah non ! Intervint Hermione. C'est l'heure de manger. Harry peux-tu accompagner Drena et les enfants ?

- Pas de problème, nous y allons !

 

Alors que Drena prenait la main de la petite fille, Harry enleva dans ses bras le fougueux petit garçon. Il eut alors un geste qui donna des frissons à Drena. Il enroula son bras autour des épaules de la jeune femme. Elle tourna la tête vers lui assez étonnée. Il lui fit un sourire radieux. Elle se sentit fondre, il avait un regard si frais si gai. La seule personne qu'elle connaissait avoir un tel regard était son patron, Ron mais lui elle n'en était pas amoureuse.


En parlant de son patron et de son épouse, ils les dévisageaient tous deux. Ils s'assirent l'un à côté de l'autre comme si cela était naturel comme s'ils étaient un couple. Les jumeaux un peu jaloux de Harry auraient voulu s'asseoir de l'autre côté de Drena mais la petite Ginny avait déjà prit la place.


Alors qu'elle finissait de déguster, avec un plaisir intense une grillade accompagnée de frites, elle prit une aile de poulet qu'elle recouvrit généreusement de mayonnaise puis la dévora. Elle en avait plein les doigts. Elle se les lécha consciencieusement. Tout à son activité, elle se retourna étonnée vers Harry qui venait de gémir. Elle remarqua alors qu'il regardait ses doigts sur lesquels sa bouche et sa langue s'activaient. Elle se mit à rougir et cela empira quand elle entendit les jumeaux eux aussi gémir. Elle s'empressa de prendre une serviette et de s'essuyer les mains de façon normale. Elle prit son verre d'eau et plongea son nez dedans pour cacher ses rougeurs.


Une fois le repas fini, Hermione proposa une promenade le long de la rivière. Ils marchaient tous le long d'un chemin de halage. Drena papotait gaiement avec Hermione en jetant des regards de convoitises sur les fesses de Harry. Elle se passa la langue sur les lèvres suscitant un sourire chez son amie. Cette dernière l'interrogea sur le beau gryffondor.


- Dis-moi, Drena, je trouve que ton regard "traîne" beaucoup sur la croupe du beau Harry !

- Voyons ! Hermione, tu es mariée !

- Cela ne m'empêche pas de voir que mon meilleur déborde de sex-appeal. Alors, il te plaît le "survivant" ?

- Hermione…

- Tu ne réponds pas !

- Bon, d'accord… oui… il me plaît énormément. Il serait facile de tomber amoureuse de lui.

- A la bonne heure !!! Surtout que je suis persuadée qu'il te trouve lui aussi à son goût.

- Tu en es sûre ?

- Certaine, la dernière fois qu'il avait regardé une femme comme cela, c'était avec Ginny ! Je suis persuadée qu'il a eut le coup de foudre pour toi !

- Si seulement tu avais raison !

- Crois-moi !

 

Toute rêveuse, Drena n'écoutait plus vraiment le babillage de son amie qui s'était réorienté vers son sujet favori, ses deux enfants. Imperceptiblement au cours de la promenade, Harry s'était rapproché des deux jeunes femmes et s'était mis à parler à bâtons rompus avec Hermione. Puis celle-ci invoqua l'excuse de vouloir rejoindre son époux, laissant ses amis seuls. Pendant de longues, très longues minutes, pas un mot ne fut échangé entre eux. Puis l'audace des gryffondors poussa Harry à parler.


- Ron m'a dit que vous étiez à Poudlard la même année que nous !

- Oui, c'est exact !

- Je ne me souviens pas de vous !

- Vous pouvez me tutoyer, vous savez ! Ron non plus ne souvient pas de moi mais c'est normal !

- D'accord, je te tutoie mais toi aussi ! Et pourquoi c'est normal que nous nous souvenions pas de toi ?

- Parce que vous étiez tous obnubilé par Drago Malefoy et sa bande… Comment auriez-vous pu remarquer une fille aussi ordinaire que moi ?

- Ordinaire ? Ce n'est pas possible ! Tu es magnifique

A ces mots, les joues de Drena s'enflammèrent et elle bégaya.

- C'… C'est… c'est parce que je ne ressemblais pas à cela à l'époque !

- Et bien, ce n'est pas grave… on va rattraper le temps perdu, alors ?

- Comment cela ?

- Nous allons faire connaissance, devenir amis peut-être !

- Amis ?

- Oui, ou plus !

 

De nouveau, Drena se mit à rougir et baissa la tête. Elle fut encore plus rougissante quand elle sentit la main de Harry attraper la sienne et croiser leurs doigts. Elle releva la tête. Il lui fit un sourire ravageur et sûr de lui. Sans un mot, ils continuèrent à marcher savourant le simple plaisir d'être ensemble et de se tenir la main. A de nombreuses reprises, les jumeaux les regardèrent à la fois désolés d'être évincés et heureux pour leur vieil associé.

 

Par Alfgard
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Samedi 16 mai 2009

Chapitre 02 : La journée d'une pauvre secrétaire


Le radio-réveil chantait à tue-tête une vieille chanson des Bizarr'sisters. Un grognement assourdi surgissait du dessous d'un drap de coton. Une longue et élégante main féminine en émergea pour éteindre l'appareil. Elle tâtonna quelque peu et retomba de fatigue. Une voix aigre se fit entendre : "Il est sept heures ! Bonjour, aux Sorciers et sorcières de Londres ! Nous sommes aujourd'hui le mercredi 20 juillet 2005 ! Il fait beau, nous avons décidément un magnifique mois de juillet."

 

- Fichu réveil !

 

Une fois l'appareil complètement éteint, le drap s'envola, et de longues et pâles jambes fuselées surgirent du bord du lit. De fins petits pieds sondèrent le sol à la recherche des mules blanches agrémentées d'un duvet d'autruche. Assise au bord du lit, une blonde jeune femme s'étira en baillant avec paresse. Elle déploya sa grande silhouette élancée et trottina en nuisette vers la salle de bain. C'était une obsession chez elle de regarder ses yeux. Elle détestait qu'ils soient cernés. Le miroir lui renvoya l'image d'une blonde aux traits fins et au visage triangulaire. Sa peau était claire et elle la protégeait du pâle soleil anglais. Elle s'étira à nouveau et partit dans sa cuisine pour se préparer son petit déjeuner. Comme d'habitude, elle prépara deux toasts, un Darjeeling avec un nuage de lait et du lemon curd. Elle alluma la radio pour écouter les nouvelles du jour.


"Radio Sorcier, la Première Radio du Monde magique !"

 

La jeune fille ricana : "Et pour cause c'est la seule !"

 

"Sorcières, sorciers, le journal de sept heures trente : Un nouveau mangemort, le fameux Nott, vient d'être arrêté. Il a été conduit cette nuit à Azkhaban. Il a été prit par le redoutable aurore, Harry Potter. Rappelons que le Survivant fêtera le 31 juillet prochain ses 25 ans et pour les jeunes sorcières que cela intéresserait, il est encore célibataire."

 

En râlant, la jeune fille éteignit la radio : "Mais, ils n'ont que cela à nous diffuser ?" !

 

Son petit déjeuner avalé, elle retourna à la salle de bains pour ses ablutions. Une bonne douche la réveilla définitivement. Sa chevelure monumentale descendait loin sur ses reins et dépassait ses fesses fut séchée par un sort. Elle brossa le bel alignement de ses dents nacrées. Elle se maquilla un peu plus légèrement que d'habitude et apposa un rouge à lèvre rose brillant. Retournée dans sa chambre, elle enfila une légère robe d'été à fleurs aux fines bretelles qui mettait en valeur sa silhouette gracile et sa poitrine d'une taille convenable. Elle lissa sa robe en tournant sur elle-même. Elle mit une paire de sandales à talons blanches. Une fois dans son entrée, elle prit ses clefs. Sur le palier, elle partit pour son travail en transplanant. Elle avait obtenu une mutation pour le bureau qu'occupait Ron Weasley et lui servait de secrétaire depuis cinq semaines. Il avait reprit l'ancien poste de son père, devenu Ministre de la Magie, "Détournement des Objets Moldus" !


Elle avait rencontré son épouse Hermione qui l'avait déjà invitée chez eux, deux ou trois soirs. Son patron et sa femme avaient tenté de la caser avec ses frères jumeaux Fred et George, ainsi que son autre frère Charlie. Ils lui avaient aussi présenté Dean Thomas et Seamus Finnigan. La pauvre se sentait un peu gênée qu'on veuille la caser à tout prix, surtout qu'elle aimait un autre homme. Néanmoins, une grande amitié s'était nouée entre la jeune femme et Hermione. Ron lui avait même demandé de le tutoyer. Il était déjà gêné d'avoir une secrétaire alors se faire vouvoyer par elle multipliait cette gêne !


Elle arriva à son bureau et s'asseya derrière sa machine à écrire. Elle commença par trier le courrier et les dossiers qui s'étaient entassés sur son bureau pendant ses deux jours de congés.


Ce fut bien tard, qu'elle vit arriver son patron tout ébouriffé, tout essoufflé et tout rouge.


- Oufff ! Bonjour, Drena ! Ch'uis en retard !

- Bonjour, Ron ! Tu as oublié de mettre ton réveil ?

- Pire que cela les enfants ont testé une bombabouse dessus ! Et il n'a pas sonné !!! Grr fichus gosses !

- Hihi, ils sont terribles !

- Je n'étais pas comme cela étant jeune ! Ils ont tout de Fred et George !

- Ah ce point ? Je ne connais pas assez tes enfants mais je ne pense pas qu'ils soient aussi casse-cou que tes frères ?

- Ah oui ? Tu les crois si innocents ?

- Ce ne sont que des enfants, ils n'ont même pas cinq ans !

- Ah oui ? Puisque c'est comme cela, je t'invite tout le week-end pour que tu puisses te faire une idée !

- Un week-end entier dans une des familles Weasley ! C'est un challenge ! J'accepte mais appelle Hermione !

 

Dans un grand éclat de rire, il appela Hermione qui s'empressa d'accepter. Le reste de la journée passa très vite. Ils déjeunèrent ensemble et échangèrent des souvenirs sur Poudlard. Ron essaya plusieurs fois de se rappeler cette jeune fille de chez Serpentard. Elle lui "avoua" qu'elle était beaucoup plus "ordinaire" qu'aujourd'hui. Ils repartirent travailler de nombreux dossiers s'étaient accumulés d'où la nécessité d'une secrétaire.


Le reste de la semaine passa tout aussi studieusement. Les deux collègues travaillèrent d'arrache pieds. Hélas, de nombreux nouveaux dossiers étaient venus s'accumuler aux autres.


On était vendredi et Drena rentra chez elle assez tard. Elle se faisait un grand plaisir de faire un petit séjour chez ses nouveaux amis. Depuis bientôt un an, elle restait à l'écart de tout le monde. Elle avait prit son service au Ministère à la même période. Son travail de secrétaire lui plaisait beaucoup. Elle ne gagnait pas des sommes folles mais elle pouvait vivre de façon assez aisée.


Elle s'installa tranquillement dans son petit canapé et alluma la télévision. Les sorciers utilisaient depuis peu cet appareil moldu. Ils en vendaient des ensorcelés qui permettaient de voir aussi l'unique chaîne sorcière. Drena avait quelques moyens et avait pu s'en acheter une. Elle alluma les informations et comme à leur habitude les journalistes "s'étalèrent" encore sur la vie du Survivant-Sauveur, Harry Potter. La jeune fille souffla en remuant la tête. Elle prit sa télécommande et préféra regarder une chaîne moldue. Au moins, sur celle-ci on ne parlerait pas de Harry Potter. Elle s'endormit très rapidement épuisée par ses trois jours de travail intensif.

Par Alfgard
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Jeudi 16 avril 2009

Je ne suis pas une habituée des commentaires "avant" et "après" les chapitres (j'aime trop écrire mes FF comme des romans). Néanmoins, je tiens à prévenir les fans du couple HP/DM qu'il y a aura du SLASH. Quand et comment ? Il vous suffira d'être patient(e)s.


 

Chapitre 01 : Prologue


De longs doigts fins tapotaient l'accoudoir d'un fauteuil en cuir noir. Cela faisait déjà une heure que le propriétaire de cette nerveuse main attendait. On le faisait attendre, lui. Il ruminait qu'on se le permettre. Il admit pourtant que c'était son impatience de pouvoir changer de vie qui le rendait si nerveux. Sur les murs des affiches un peu spéciales montrait qu'elle était l'utilité de ce bureau un peu "spécial" du Ministère. Il n'y avait pas de secrétaire. Une seule et unique personne gérait ce petit service.


Enfin, il vit arriver un sorcier en robe de sorcier violette et rose. C'était un être très androgyne encore plus que lui. Il se leva et l'autre lui serra la main puis se présenta.


- Dean Lawrence, entrez Monsieur ! Dit-il en lui ouvrant la porte.


Il s'avança dans le bureau qui était rangé impeccablement. Son interlocuteur était apparemment un maniaque du rangement. Une petite armoire en bois était ouverte sur une trentaine de dossiers qui la remplissait.


- Je m'excuse de vous avoir fait attendre mais l'un de nos transmutés a fait une crise de nerfs au cours d'un des stages ! Beaucoup ont du mal à le faire celui-ci, il est particulièrement difficile !

- J'ai failli repartir !

- Vraiment, pardonnez-moi ! Bien… remplissons le questionnaire dès à présent.

- Oui, je suis assez pressé !

- Bien, dîtes-moi qu'est-ce qui vous a décidé de venir dans ce bureau ? Qu'est-ce qui vous a décidé de devenir un transmuté ?

- Mumm… Tout d'abord, mon séjour de cinq ans à Azkhaban m'a longuement permit de réfléchir. J'ai pu constater depuis quelques semaines que ma vie dans notre monde était infernale pour un ancien serviteur de Voldemort.

 

L'autre frissonna à ce nom maudit nom. Il suspendit ses explications devant l'état de son interlocuteur, il y avait longtemps que lui-même n'avait plus ce genre de réaction.


- Je disais que ma vie est devenue infernale, d'une part, parce que personne ne me permets d'oublier mon passé et mon séjour à Azkhaban, d'autre part, parce que certains mangemorts cherchent à se venger des serviteurs qui comme moi ont changé de bord avant la guerre.

- Oui, il est temps que ces affreux personnages soient enfermés !

- De plus, ma fortune a été saisie par le Ministère et ce qui reste ne me permets pas de continuer à vivre au train de vie auquel j'étais habitué avant mon emprisonnement. Emprisonnement qui l'a d'ailleurs fortement grevée.

- Oui, cela doit être difficile pour vous.

- Je me retrouve donc obligé à devoir dépendre de votre Bureau. Donc, je dois devenir un transmuté pour entrer dans l'anonymat et pour, éventuellement, trouver un époux qui m'entretiendrait. Et puis je ne veux pas aller vivre parmi les moldus !

- Sont-ce les seules raisons ?

- Les principales ! Néanmoins, j'ai une raison plus personnelle et sentimentale de tenter cette expérience, je dois bien avouer que c'est peut-être la principale raison d'ailleurs !

- Monsieur ! Entendons-nous bien ! La transmutation ne se "tente" pas c'est définitif ! Il n'existe aucun contre-sort, aucune contre-potion pour contrer les effets de la Transmutation. Une fois transmuté, on le reste ! Soyez-en bien conscient, il n'y aura aucun retour en arrière, aucun !

- J'en suis conscient ! Je n'ai pas utilisé le bon vocabulaire ! Vraiment, je dois disparaître ! Et je veux pouvoir tenter ma chance auprès de la personne que j'aime !

- Oui, d'ailleurs le changement de nom et de prénom entre dans ce cadre de la transmutation. Il arrive que certains gardent leur nom de famille ! Je pense que ce ne sera pas votre cas ?

- Non ! Il n'en est pas question ! Je dois refaire ma vie, totalement !

- Je dois vous informer que la transmutation occasionne de grandes douleurs pendant vingt-quatre heures. Vous serez nauséeux pendant plusieurs jours à la suite de cela. Vous êtes astreint à suivre deux mois de stages pour vous acclimater à votre nouveau corps et aux habitudes inhérentes à celui-ci. Pendant votre séjour à "l'Institut", qui se situe à Brasilia, nous nous occuperons de vous créer votre nouvelle identité et de "tuer" la précédente, de trouver un appartement, de transférer vos biens au nom de votre nouvelle identité et de vous trouver un travail. A l'Institut, vous aurez d'ailleurs plusieurs options de formation professionnelle. Vous devrez aussi nous donner la liste des personnes amies qui doivent devenir les gardiennes du secret.

- Aucune, je ne veux que personne, à part votre service, saches qui je serais devenu.

- Comme vous voulez ! On lance la machine ?

- Oui ! Allons-y !

- Bien… Je vous attends lundi prochain ! Vous partirez en portoloin à Brasilia !

- D'accord ! Et bien au revoir !

- Au revoir, Monsieur !

 

Le jeune homme se releva, serra la main de son vis à vis et quitta la pièce. Il quitta le Ministère par les couloirs les moins fréquentés. Il se retrouva à l'air libre. Il enfonça ses mains dans les poches. Voilà, son nouveau destin était enclenché… tant de choses allaient changer dorénavant, tant !

Par Alfgard
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Jeudi 26 mars 2009

Chapitre 16 : Quand tout le monde s'en mêle !


Harry, très entouré, était attablé dans la cuisine des Weasley. Il se tenait la tête dans les mains et gémissait sur Drago. Il avait refusé de le voir et de lui ouvrir la porte de sa chambre. Autour du chef des Aurors, ses amis étaient présents mais tous ne le soutenaient pas.


-         Pourquoi ? Gémit-il

-         Pourquoi quoi ? Demanda Hermione.

-         Pourquoi ne veut-il pas me voir ? Pourquoi refuses t'il de m'épouser ?

-         Et bien… il m'a montré ta lettre… je t'ai trouvé très… "directif" !

-         Comment cela ?

-         Il n'a pas pu choisir de se "vendre" ! Il n'a pas pu choisir à "qui" il allait être vendu ! Et tu as voulu lui imposer de se marier avec toi. Te rends-tu compte que pour la première fois depuis ces dernières semaines, il peut enfin décider de quelque chose ?

-         Mais…

-         Mais quoi ?


Le jeune homme laissa tomber sa tête sur la table. Des cris d'orfraie se firent alors entendre dans l'entrée. Hermione et Ron en prirent la direction. Ils furent suivis par Harry, Blaise et son épouse Pansy, Neville, Luna et les Jumeaux Weasley ainsi que leurs conjoints respectifs, Théo et Angelina. Ils étaient pratiquement tous là ses plus proches amis.


Ils virent une grande femme rousse qui vociférait contre son mari mais aussi contre la maisonnée et vouait Harry Potter aux enfers. Ce dernier tassa les épaules quand il vit derrière le couple atypique un autre couple non moins atypique. Nymphadora écoutait sa mère et opinait de la tête aux récriminations de celle-ci. Remus, quant à lui, avait les bras croisés, ne disait mots mais son visage était sévère. Il le regardait avec désapprobation. Hermione s'approcha de la virago.


-         Bonjour, Madame, je suis Hermione Granger-Weasley ! Puis-je savoir à qui j'ai affaire ?

-         Je suis Andromeda Tonks et voici mon indigne époux Ted. Je sais que vous connaissez ma fille Nymphadora et son mari Remus ! Ah oui, Bonjour !

-         Que puis-je pour vous, Madame Tonks ?

-         Je veux que mon pauvre neveu me soit rendu et cet infâme personnage ne l'approche plus.


Elle avait désigné Harry d'un doigt accompagné d'un regard noir et méprisant.


-         Madame, je pense qu'il vaut mieux que nous parlions en petit comité de ce qui vous amène ici. Je propose que mon époux Ron et Harry vous accompagnent à mon bureau pendant que je vais chercher Drago.


En silence, tout le monde acquiesça à la proposition de la sage personne qu'elle était. Une fois leur dos tourné, elle monta quatre à quatre les marche et toqua nerveusement à la porte de Drago.


-         Qui est-ce ?

-         C'est Hermione !

-         Que veux-tu ?

-         Ta tante, ton oncle et ta cousine sont arrivés !


Le panneau de bois s'ouvrit sur le pâle visage du jeune homme.


-         Harry est toujours là ?

-         Oui, il est avec eux !

-         Oh non, j'espérais qu'il serait reparti !

-         Tu ne connais si bien Harry que cela, c'est quelqu'un de très opiniâtre !

-         Il faut que je descende hein ?

-         Oui, mais tu n'es pas obligé de parler !

-         Et bien… allons affronter ceux que j'aime !


Hermione ria aux éclats et c'est bras dessus-dessous qu'elle embarqua Drago. Ils entendaient de forts éclats de voix dont les plus tonitruants venaient d'Andromeda. Les autres "invités" d'Hermione attendaient dans le hall et écoutaient aussi. A peine eurent-ils franchi la porte qu'un silence de mort tomba dans la pièce. Drago blêmit à la vue de son amour. Ce dernier lui adressa un grand et chaleureux sourire et s'avança vers lui. Le jeune étudiant eut alors une drôle de réaction, il se "cacha" derrière Hermione qui faisait trente bons centimètres de moins que lui. Harry fronça les sourcils et s'apprêtait à sermonner son amant.


-         Ne dis rien, Harry, et vas t'asseoir ! Ordonna Hermione.

-         Mais…

-         Chut… Reprit-elle en lui montrant un des fauteuils de velours vers encore vacants.


Drago lui resta debout près de la porte comme prêt à fuir les siens et l'homme qu'il aimait. Son oncle était enfoncé dans son fauteuil comme s'il cherchait à s'y fondre. Les autres étaient sagement assis et attendaient sûrement que les débats soient présidés par Hermione.


-         Madame Tonks, vous vous écoutons.

-         J'ai apporté cinq mille gallions cela couvrira amplement le prix de "VENTE" et les frais occasionnés par mon neveu. Mon "ma-ri" a fini par tout m'avouer quand le nom de naissance de Drago a été évoqué concernant cette "affaire". Des petits curieux ont déjà fait le parallèle avec nous et le nom des Tonks.

-         Madame… Tenta Harry

-         Vous ! Bouclez-là !

-         Madame Tonks … laissez-le parler ! Intervint Hermione

-         Madame Tonks ! Reprit Harry. Je ne suis en rien responsable de la vente de votre neveu ou de la divulgation de son nom.

-         SOIT pour la vente, mon "ma-ri" est TO-TA-LE-MENT responsable et mon innocent neveu ignorait que j'avais une fortune qui me venait de ma grand-mère maternelle. Et que les "pauvres" dettes de mon "ma-ri" n'étaient qu'une goutte d'eau. Concernant la "divulgation" du nom de Malefoy, cette petite fouine de Dennis Crivey a bien été embauchée par vous, non ? Ne niez pas ! Ma fille a, elle aussi, enquêté. Sans compter qu'un de vos aurors lui a tout révélé.

-         Je ne pensais pas que l'identité de Drago pouvait être mise au jour !

-         IMBECILE ! Dennis Crivey n'est pas détective mais journaliste en duo avec son frère aîné.

-         Noooonnn !?

-         SI ! Vous avez DETRUIT la réputation de mon neveu ! Croyez-vous que Sainte Mangouste acceptera de l'employer à la fin de ses études ? Son rêve aussi est DETRUIT.

-         Je veux l'épouser !

-         Et j'ai dit NON ! Cria Drago.

-         Mais Drago… Commença sa tante.

-         Non… Tante Andie ! Il n'est pas question que je l'épouse !

-         Pourquoi ? Gémit Harry.

-         Je ne veux pas être un homme entretenu. S'il le faut, j'émigrerais en France ou ailleurs chez les sorciers. Je ne voudrais te demander qu'une chose !

-         Oui, Drago ?

-         Vas-tu accepter l'offre de ma tante d'éteindre ma dette ?

-         Drago !


Le Chef des aurors s'approcha. Il vit Drago lever la main pour l'arrêter.


-         Non arrêtes-toi et réponds-moi !

-         Oui, j'accepte !

-         Donc… Je suis libre ?

-         Oui, tu es libre ! Murmura Harry déçu et inquiet.

-         Je refuse de t'épouser !

-         Mais Drago ! Insista Harry. Tu aimes l'Angleterre et tu voudrais la quitter ? En plus, entre nous, cela marchait plutôt bien, non ?

-         Pas assez pour faire un mariage qui tienne ! Et puis… un jour… tu me reprocherais tout le tort que ma réputation finira de faire dans ta vie ! Dit-il en baissant la tête.


Harry, cette fois-ci, ne céda pas et s'approcha de Drago. Il posa sa main sur la joue légèrement rosée de son amant. Il releva le tendre visage vers lui et croisa avec appréhension le regard gris-bleu. Il y voit un chagrin égal au sien. Il commença à déposer un léger baiser sur les fines lèvres de Drago.


Quatre furies ouvrirent la porte avec fracas. Accompagnée de Pansy et Angelina, Luna entra en criant.


-         Vous ne devinerez jamais le nouveau scandale qui secoue le monde des sorciers et qui fera la Une du "Chicaneur".


Elle fit un clin d'œil à Angelina.


-         Comme si c'était le moment ! Intervint Hermione.

-         Non ! S'ingéra Luna. Laisses-moi expliquer ! Figurez-vous… qu'une Histoire d'Amour SIIIII Roooooomantique vient d'être découverte ! La voilà ! Alors qu'ils s'étaient fiancés à l'âge de 16 ans, deux jeunes hommes de Poudlard se sont retrouvés éloignés l'un de l'autre à cause de la guerre contre Lord Voldemort. L'un des jeunes hommes avait appris que son fiancé avait des aventures alors que lui s'était préservé pour son amour. Il eut alors l'idée avec l'un de ses amis et collègues de son fiancé, Blaise Zabini pour ne pas le citer, de se mettre aux enchères en sachant que son fiancé y venait pour une enquête. Ce même fiancé, l'ayant reconnu, l'acheta sous le coup de la colère et pour éviter qu'une autre personne ne le lui enlève.


Tout le monde, y compris les hommes qui venaient du hall, écoutait un béant de surprise. Où cette Luna allait chercher de telles idées abracadabrantes et pourtant si évidentes et lumineuses ?


-         C'est très ingénieux ! S'écria Hermione, en regardant Luna.

-         Oui… plus rien n'empêche Harry et Drago de se marier ! Souria Angelina.

-         C'est VRAI ! S'enthousiasma Harry. Drago… plus rien ne t'empêches de m'épouser maintenant.

-         Formidable ! S'exclamèrent Andromeda et Nymphadora.


Alors que tous leurs amis les félicitaient déjà à qui mieux mieux quand une voix traînante mais néanmoins tranchante s'éleva par-dessus les autres.


-         Et pourquoi je l'épouserais ? Questionna Drago.

-         Quoi ? Hurlèrent plusieurs personnes.

-         Oui, pourquoi j'épouserais un homme qui ne m'a JAMAIS dit qu'il m'aimait ?


Harry s'approcha de son homme en plissant des yeux.


-         Je-te-si-gna-le-que-toi-non-plus-tu-ne-m'as-ja-mais-dit-JE-T'AIME ! Assena Harry en tapant la poitrine de Drago du bout du doigt.

-         Oooh !

-         Alors ? Toi d'abord ? Ou moi ?

-         Ensemble ! Répondit timidement Drago.


Ils s'enlacèrent sous les regards affectueux de leurs proches et leurs amis. Ils murmurèrent oreilles contre bouches.


-         Je t'aime, Harry !

-         Je t'aime, Drago !


Comme en manque leurs lèvres se rencontrèrent. Commença alors un ballet passionnée de lèvres et de langues. La fièvre montait en eux comme jamais. Quand ils reprirent leur souffle. Ils furent très étonnés de se retrouver seuls. Leurs fronts se touchaient, ils échangèrent alors un regard lourd de promesses.


-*-*-*-


Cinq ans plus tard.


Un couple d'amoureux se serrait dans les bras l'un de l'autre, lovés au creux d'un lit chaud et moelleux. Leurs chevelures or et ébène étaient mélangées l'une à l'autre. Le brun se réveilla le premier et parsema le visage de son aimé de baisers. L'autre se réveilla en papillonant des yeux.


-         Bonjour, Mon auror préféré et bon anniversaire !

-         Bonjour, mon tendre Topaze, bon anniversaire à toi aussi.

-         Ouh lala, tu te rends compte, Harry ? Cinq ans que nous sommes mariés !

-         Oui ! Je bénis chaque seconde de ce précieux temps passé auprès de toi !

-         Wouaah, quel romantique mon amour…

-         Tu le mérites, mon doux Topaze… Dis-moi ?

-         Oui ?

-         Après toutes ces années, ne crois-tu pas qu'il serait temps que l'on devienne une famille ?

-         OUI ! Combien veux-tu d'enfants ?

-         Autant que nos deux cœurs pourront en accueillir !

-         D'accord.


Il recouvrit alors son mari et lui de la couette afin de fêter "dignement" leur anniversaire de mariage.


-*-*-*-


Bientôt… une nouvelle FF avec nos chouchoux… Elle sera SPECIALE ! Elle sera mi-figue, mi-raisin ! A suivre à partir du 3 octobre 2007 !!!!!!


Son Titre : L'AUTRE FACE

Par Alfgard
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Mardi 24 mars 2009

 

Chapitre 15 : Doutes


 

 

 

La tête posée dans le creux de ses bras, Drago somnolait. Il ne se reposait pas vraiment, les plaies de son dos le faisaient trop souffrir. On le faisait dormir sur le ventre. Il était là depuis deux jours. Ils avaient été rythmés par les soins à base d'onguents, d'ingurgitation de potions et plusieurs sorts qui lui furent administrés pour accélérer sa guérison.


Il avait eut la visite des membres de sa famille, Andromeda, Ted, Nymphadora et son époux Remus. De même, il rencontra Hermione et ses amies. Blaise ainsi que Ron vinrent aussi lui rendre visite. Néanmoins, pas l'ombre d'une mèche noire ou le bout d'une cicatrice ne se pointèrent. Que faisait Harry ? Pourquoi n'était-il pas venu le voir ? Lui en voulait-il ? Etait-il déçu que Topaze soit Drago ou l'inverse ? C'était à en devenir schizophrène tant ses deux "personnalités" semblaient provoquer de multiples questions.


Des mains, Drago se frotta les yeux y déposant des larmes. Il allait le perdre, il le sentait. Heureusement qu'il n'avait pas dit à ce stupide survivant qu'il l'aimait. Il retournerait dans sa famille, il reprendrait le cours de son existence et de ses études.


Son médicomage entra dans la pièce.


- Bonjour, M. Malefoy, comment vous sentez-vous aujourd'hui ?

- Bonjour ! J'ai encore un peu mal au dos !

- Certes, et la douleur sera lancinante pendant de nombreux jours mais vos plaies cicatrisent vite et disparaîtront. Vous vous en sortez mieux que les autres qui subissaient cette infamie depuis plusieurs semaines. Certains d'entre eux ont même été violés par leurs geôliers.

- Brrr… J'ai eut de la chance

- Tout à fait, vous pouvez ressortir demain matin !

- Ah oui ? D'accord !

- Monsieur WEASLEY viendra vous emmener à son domicile !

- Ah !?

- Un problème, Monsieur MALEFOY ?

- Non, non, ça va !


Une fois le médicomage sorti, Drago avait les yeux fixés sur le mur blanc qui lui faisait face. Du coin de ses yeux gris-bleu surgit une perle d'eau vite entraînée par une autre. Puis ce fut un flot ininterrompu qui macula les joues pâles. Pas un son, pas un sanglot, pas un gémissement ne vint troubler le lourd silence de la chambre.


Quand les pleurs se furent taris, Drago s'emmitoufla dans les couvertures et sombra dans un sommeil lourd assommé par les potions. Sa nuit fut peuplée de cauchemars et d'idées négatives. Dès qu'il fut réveillé, il reprit le fil de ses pensées de la veille. C'était certain maintenant… si Harry avait apprécié, ou aimé, Topaze, ses sentiments envers Drago étaient loin d'être aussi tendres. Trop de ressentiments issus du cours de leur scolarité, ou concernant Lucius Malefoy, pesaient lourd dans la balance. De même, le fait que Topaze ait caché cette identité-ci, devait sûrement le remonter tout autant. Tudieu, voilà qu'il devenait schizophrène.


Si Harry avait "vraiment" voulu de lui, il ne l'aurait pas envoyé chercher par Ron Weasley pour qu'il dorme chez lui. Il se prépara ainsi que ses affaires et attendit patiemment.


Il entendit toquer à la porte et vit entrer une tignasse rousse se faufiler en réponse à son "Entrez" suivie par une plus petite silhouette. Il reconnut Hermione avec laquelle il avait aimé parler au restaurant puis au tournoi de Quidditch.


- Bonjour, Drago ! Dit en chœur le couple.

- Bonjour, Hermione ! Ron…

- Tu te sens bien ? Demanda Hermione.

- Oui, mieux, merci !

- Harry nous a demandé de t'accueillir chez nous ! Reprit-elle.

- J'avais cru comprendre ! Murmura Drago amer.

- Pas d'inquiétude, hein ? Il m'a dit qu'il t'en expliquerai les raisons de vive voix !

- Je ne suis pas stupide ! J'ai bien compris la raison ! Répondit-il rageusement.

- Ah oui ? Dit Hermione très mutine.

- Quel choc que ce "cher" Topaze soit son pire ennemi après Voldemort !

- Crois-tu que ce soit cette raison ?

- Topaze était infiniment plus attirant et plus tendre aussi que moi je ne le suis !

- T'entends-tu parler Drago ?

- Comment ?

- Tu es Topaze, tu es donc tout aussi tendre et attirant que "lui" ! Ria Hermione.

- Et puis… Intervient Ron. Quand il a fallut attaquer Ombrage, c'est à Drago, à toi, que Harry pensait !

- Non, il n'arrêtait pas de demander à Ombrage où était Topaze !

- Parce qu'il se sentait coupable de l'avoir "oublié" pour Drago, pour toi ! Il m'a avoué que sur le coup, il pensait avoir usé d'un innocent pour l'abandonner à ton profit. Il t'aime !

- Non, Ron, il ne m'aime pas !

- Pourquoi dis-tu cela ?

- Parce qu'il ne me l'a jamais dit !

- Drago ! Reprit Hermione.

- Oui ?

- Harry a vu les siens mourir, Sirius, Dumbledore, et Ginny sans compter ses parents dont il a été sevré trop tôt. Non seulement, même s'il aime beaucoup et beaucoup de gens, il n'a pas eut l'habitude de "dire" cet amour. Sans compter que ceux à qui il l'a dit, je pense à Sirius et Ginny, ils sont morts.

- Que veux-tu me faire comprendre ?

- Que même s'il ne te l'a pas dit, il t'aime !

- J'ai du mal à le croire !

- Crois-le ! Dis-moi… et toi ?

- Quoi ? Moi ?

- Lui as-tu dit ?

- Je… non… mais la dernière fois que…

- Que ?

- La dernière fois que nous avons fait l'amour, j'ai failli lui crier !

- Et bien… c'est déjà cela mais vaudrait mieux que tu le lui dises aussi ! Souria Ron. Bon… nous partons maintenant ? Avant que les journalistes ne t'assaillent à la sortie !

- Oui, je suis prêt.


Il était installé depuis quelques heures et venait de finir son repas quand il reçut un hibou de son amant. Il s'approcha de la fenêtre pour mieux lire.


 

Drago,


Il faut que nous sauvions ton nom et ta réputation suite à ta vente. En effet, les fouineurs de journalistes sont particulièrement actifs me concernant et ton identité à cette vente commence à circuler. Je pense que l'un de mes aurors en est le responsable et m'a trahi.


J'ai trouvé la meilleure solution au monde : EPOUSES-MOI ! J'ai une réputation en béton et personne n'osera rien dire contre toi si tu es mon époux.


J'arriverais dans la soirée chez Ron et Hermione le temps que j'organise la cérémonie au plus tôt. Prépares tes affaires, je te ramènerai à la maison.


A ce soir.


Harry


 

Dans le poing rageur de Drago, la lettre était complètement chiffonnée. Le jeune homme grinçait des dents et ruminait les mots de son amant.


Pour qui me prends-il ? L'épouser ? Et l'amour dans tout cela ? Me marier avec lui pour les convenances ? Me marier avec sans qu'il ne me l'ait demandé dans les règles de l'art ? Ah ça non !


Drago, sous le coup de la colère, écrivit un parchemin à sa tante et à son oncle de venir le chercher au plus vite.

Il rédigea en un autre pour Harry.


 

Harry,


Je me dois de répondre à ta missive.


Il est hors de question que je t'épouse.


Raison n° 1 : ma réputation est déjà faite car je suis le fils d'un des pires mangemorts.


Raison n° 2 : mon nom est déjà sali car je suis le fils d'un des pires mangemorts.


Raison n° 3 : je porte le nom de mon oncle depuis deux ans et ce nom-là n'est pas terni.


Raison n° 4 : le temps des mariages de convenances est passé.


Raison n° 5 : c'est la pire "demande" en mariage que je n'ai jamais eut.


Restons en là… toi et moi… pas de mariage, plus amants… Nous avons passé de bon moment mais cela suffit.


Adieu


Drago


Une fois que les deux hiboux commandés repartirent vers leurs destinataires, Drago se remit face à la fenêtre. Il pleuvait dehors, l'eau de pluie ruisselait sur les carreaux tandis qu'une eau plus salée ruisselait sur les joues pâles.

 

Par Alfgard
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Vendredi 20 mars 2009

 

Chapitre 14 : Sauvetages

 


 

Les trois équipes d'aurors, constituées chacune de quatre aurors et d'un meneur, arrivèrent devant le manoir caché sous le leurre d'une usine désaffectée. Ils firent exploser la lourde porte d'entrée. Leur commandant d'un geste ou deux de la main leur indiqua la marche à suivre. Il plissa le nez comme ses hommes. Ils avaient reconnu l'odeur infecte du sang. Du doigt, il indiqua à la première équipe l'étage, à la deuxième, il montra les sous-sols. Il entama avec celle restante la fouille du rez-de-chaussée. Harry était anxieux du devenir de Drago.


Blaise et son équipe empruntèrent prudemment l'escalier qui menait aux sous-sols. Ils entendaient distinctement le bruit sinistre et si typique de coups de fouet accompagné de celui pathétique des gémissements de douleur.

Ils arrivèrent en catimini vers les premières cellules. Ils jetèrent un coup d'œil à l'intérieur. La vision y était insoutenable. Les jeunes hommes enlevés étaient nus et recroquevillés sur leur paillasse ou suspendus au mur. Leurs plaies étaient un amalgame de sang coagulé et de pus suintant. Leurs regards étaient hagards et sans vie. Soudain, une voix criarde se fit entendre.


- Alors, Mon beau Drago ! On fait moins le fier, hein ? Et tout cela ne fait que commencer !


A ces mots, Blaise se mit à courir suivi par ses hommes. A nouveau, le spectacle qui s'offrait à eux les horrifia. Ombrage ne cessait d'assener son fouet sur Drago dont le dos présentait de lacérations. Blaise remarqua que l'outil de torture avait la forme d'un "chat à neuf queues". Le sang du prisonnier ruisselait et finissait sa route dans l'évacuation. Le jeune homme était affaissé dans les bracelets qui le maintenaient contre les pierres du lugubre cachot. Blaise blêmit et leva sa baguette.


- Expelliarmus !


La tortionnaire se retrouva désarmée. Aussitôt l'équipe de l'ancien serpentard dardait leur baguette sur Ombrage.


- Ne bouges pas ! Ne parles pas, sale engeance ! Grogna Blaise.


Il activa l'émetteur sorcier qui avertit Harry de sa trouvaille puis s'approcha de son vieil ami.


Pendant ce temps, Harry, qui reçut le message d'alerte, avertit Ron de continuer son exploration à l'étage puis de continuer au rez-de-chaussée. Il descendit rejoindre Blaise. Quand il arriva, il fut choqué de voir son subordonné détacher un Drago exsangue. La rage le submergea et il attrapa sa vieille ennemie à la gorge.


- Tu vas payer pour tes crimes, salope !


Le regard d'Ombrage, loin de refléter la peur, exprimait la joie et la folie. Harry, perdu, la relâcha.


- Pourquoi es-tu en colère, Auror ? Grinça la sorcière.

- Parce que tu es une perverse, une malade et une criminelle !

- Ne serait-ce pas plutôt parce que j'ai "osé" toucher à ton "précieux" Drago ?

- Comment ? De quoi parles-tu, pourriture ?

- Crois-tu que j'ignore que tu as récupéré le domaine Malefoy ? Crois-tu que j'ignore les enquêtes que tu as commandées sur ce cher Drago Malefoy et ce doux Topaze ?

- Tu m'espionnes, ordure ?

- Depuis ta cinquième année à Poudlard, je n'ai pas raté un seul événement de ta vie !

- POURQUOI ?

- Parce que je voulais que ma vengeance soit terrible et parfaite, qu'elle te détruise le cœur et l'âme de fond en comble. Je croyais y être arrivé quand j'ai mit la main sur Drago ET Topaze mais je suis MAUDITE !

- QUOI ? Tu m'as enlevé Topaze ?

- Oui, il est ici !

- Où ?

- Pas loin, pas loin !


Harry leva sa baguette en direction d'Ombrage, le visage rouge de colère.


- Où est-il ? Si jamais tu lui as fait du mal, tu me le paierais !

- Je ne lui ai pas fait pire qu'au beau Malefoy ! Alors… vers lequel ton cœur se porte-il ?

- Ce n'est pas le sujet ! Leur vie à tous les deux m'importe !


Elle se mit à ricaner puis à hurler de rire. C'était un rire fou et démoniaque. Elle se tenait les côtes et tint des propos incohérents en mélangeant les deux prénoms. Harry la reprit à la gorge.


- Tu vas me dire où se trouve Topaze où tu n'atteindras pas Azkhaban.

- Aaah ah ah… Il est ici !

- Où ?

- Là ! Dit-elle en montrant Drago du doigt.

- C'est Drago !

- Oui ! Drago-Topaze, Topaze-Drago, c'est pareil !

- Tu veux dire que…

- Oui… tu es vraiment lent d'esprit !

- Emmenez-moi, cette salope ! Indiqua Harry à son équipe.


Il se rapprocha de Drago et de Blaise. Ce dernier avait profité de l'aparté de l'Auror et de la Criminelle pour couvrir le corps nu et torturé de son ami avec sa cape d'auror. Harry caressa la joue de son Topaze-Drago qui était à peine conscient. Il regarda Blaise.


- Tu ne savais pas que Drago et Topaze ne faisaient qu'un ?

- Comment aurais-tu voulu que je le sache ? D'une part, je ne l'ai pas revu depuis la fin de la guerre. Ensuite, comment aurais-je pu imaginer qu'un garçon aussi "fier" que lui se prostitue ?

- Drago… m'entends-tu ? Chuchota Harry en caressant la douce joue et les cheveux soyeux de son amant.


Un léger frémissement parcouru les paupières fermées de la pauvre victime. Les yeux cernés s'ouvrirent péniblement. Un regard clair et brumeux croisa celui inquiet de Harry.


- Drago, comment vas-tu ? Crois-tu pouvoir marcher ?

- Harry ? Mmmh, mal très mal !

- Mon chéri, il faut que tu marches ! D'accord ?

- D'ac…


Blaise et Harry l'aidèrent à se relever. La cape s'ouvrit et de sa baguette, Harry invoqua un sort de fermeture. Il ne voulait pas que le corps de son amant soit à nouveau dévoilé. Drago se relevait et dressait la tête avec orgueil. Harry l'embrassa sur la bouche.


- Je suis fier de toi, mon Topaze !


Ne prêtant pas attention au regard surpris de son amant, Harry se tourna vers Blaise.


- Ton équipe et toi allez voir les autres victimes. Je vais appeler Ron, qu'ils vous aident à les transporter.


Il activa l'émetteur vers Ron pour qu'il les rejoigne.


- Harry ! Gémit Drago qui s'accrochait à l'auror.

- Oui, mon chéri ?

- Pourquoi m'as-tu appelé Topaze ?

- Ce n'est pas le cas ? Drago… tu n'es pas Topaze ?

- Si… mais qui te l'a dit ?

- Ombrage !

- Ah !?

- Je vais t'emmener à Sainte Mangouste avec les autres, tu vas te soigner et après nous discuterons plus avant de "nous" !


Il l'emporta dans ses bras pour qu'il se sente protégé. L'équipe de Ron était arrivée et les regarda surpris puis aida Blaise et les autres.


Alors qu'ils montaient tous les escaliers, des bruits de course et de sorts jetés à tout va retentirent du rez-de-chaussée. Une fois arrivés, Harry confia Drago à Ron et se jeta dans la bataille. D'un coup d'œil, il comprit la situation. Ombrage avait été libérée grâce à l'intervention de Sancho. Elle avait jeté un doloris à un des membres de l'équipe de Harry. Ce dernier voulut lui lancer un expelliarmus mais elle l'évita. Elle commença à prononcer : "Ava…". Quand elle le finit, Sancho s'écroula au sol. Il était clair que s'il avait fait tout ce qu'il faut pour elle, il ne pouvait pas la laisser "tuer" le Survivant ! Harry lança un "petrificus totalus" alors qu'elle cherchait à s'enfuir. Elle chuta alors durement sur le rebord d'une grande table de marbre et tomba inanimée. L'un des hommes de Harry s'approcha d'elle et prit son pouls à la carotide.

 

- Elle est morte ! S'écria t'il.

- Bon débarras ! S'exclamèrent en chœur Blaise et Ron.


Harry regarda les corps des deux kidnappeurs et fit la grimace.


- On s'en va ! On n'a plus rien à faire ici ! On enverra les "nettoyeurs" ! Ordonna t'il


Il reprit Drago dans ses bras et sortit sans se retourner, suivi par les autres aurors et les otages.

Par Alfgard
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Jeudi 19 mars 2009

 

Chapitre 13 : Peurs et Perversions


 

Il faisait froid et il avait l’impression un marteau-piqueur cognait dans sa tête. Voilà ce que se disait Drago. Il ouvrit les yeux lentement et en grimaçant de douleur. Il vit alors un pied chaussé de rose qui tapotait le sol.


- Je me demandais quand tu te réveillerais Drago ? A moins que tu préfères que je t’appelle Topaze ?

- Vous ne méritez de m’appeler ni par l’un ni par l’autre !

- A ce que je vois, l’orgueil des Malefoy et encore bien présent, hein ?

- On va me chercher et vous paierez pour mon enlèvement.

- Crois-tu mon beau ?

- Oui ! Harry va me rechercher !

- Crois-tu cela ? Oublies-tu que pour lui, tu es Topaze. Si ce dernier "disparaît", c'est qu'il se sera enfuit !

- Non, il me cherchera et il ira voir Looni !

- Oh, mon pauvre chou, je ne t'ai pas dit ? Ta proxénète est morte !

- Non !!!

- Si !

- Alors, mon oncle ira se renseigner

- J'ai brouillé les pistes. Personne ne te cherchera, NI te trouveras.

- NON !

- Oh que si ! Allez, relèves-toi que je te conduises à ta "dernière" demeure !


A ces mots, Drago eut un frisson dans le dos. Il se leva et suivit son futur bourreau qui le menaçait de sa baguette tendue. Le jeune homme se demanda où était la sienne.


Il quittait le grand hall pour se diriger vers le sous-sol, poussé et menacé par Dolores Ombrage. Une odeur nauséabonde accueillit ses narines aristocratiques. Il entendit de légers gémissements de douleur. Plus il avançait, plus l'inquiétude le tenaillait. Il avait reconnu l'odeur caractéristique. Sa formation de médicomage lui avait permit de déjà la humer. C'était l'odeur du sang qui emplissait cette cave. Il vit un long et large couloir avec une envolée de portes. Le "crapaud" sorti de l'une des pièces, un cachot en fait.


- Ah, mon cher… je remarque que les travaux ont avancé !

- Oui, Maîtresse, il ne reste que trois cachots à aménager.

- Et comment vont mes quatre pensionnaires ?

- Je crains que le petit Justin ne passe pas la nuit ?

- Comme c'est dommage, c'était mon préféré ! C'est celui qui me suppliait le plus ! Et sa peau était celle qui marquait le mieux ! Essaies de voir si tu peux le guérir !

- Je ne sais pas, Maîtresse, mes maigres talents n'y suffisent plus !

- Bon, ben tant pis ! En attendant, occupes-toi de notre nouvel invité. Il m'est précieux à plus d'un titre.

- Bien Maîtresse ! Venez, jeune Malefoy.


Alors que Ombrage s'en allait, Drago s'approcha du gnome.


- Et pourquoi je vous suivrais ?

- Parce que la Maîtresse et moi n'hésiterions pas à vous jeter des Doloris.


Drago dévisagea l'horrible personnage dans l'espoir d'y trouver une trace de dénégation. Hélas, il pensait apparemment ce qu'il venait de dire. L'affreux sorcier le poussa alors vers un des cellules dont la porte était ouverte.

A droite, une pauvre paillasse recouverte d'une mauvaise couverture grise et d'un pauvre seau d'aisance, voilà tout ce qui représentait l'ameublement du cachot. De l'autre de la pièce, sur le mur, étaient fixées de nombreuses chaînes sur lesquelles pendaient quatre poignets de cuir assortis d'un collier identique. Au pied, on pouvait voir une grille d'évacuation des eaux. De l'eau légèrement rosée stagnait dans des rigoles. Une demi-douzaine de seaux contenait de l'eau.


Drago avait tout compris. Les chaînes servaient à attacher les victimes. Ces dernières étaient torturées au point que leur perte de sang nécessite six seaux d'eau pour en nettoyer les traces. Un long frisson exhalent sa peur parcourut sa colonne vertébrale. L'odieux monstre était tellement occupé à finir de préparer la pièce qu'il ne remarqua pas que Drago avait empoigné le seau d'aisance. Il le leva et l'abaissa avec force sur le crâne de son geôlier puis partit en courant.


Il remonta les escaliers quatre à quatre. Il tourna la tête à droite et à gauche. Il ne savait pas où il se trouvait. Devait-il encore monter ou sortir à cet étage ? Il se décida à monter. Il trouva là une profusion de couloirs et de portes. Soudain, il se mit à courir quand il entendit au loin les cris d'Ombrage et les grognements de Sancho, le monstre. Il sentait presque leur souffre sur ses talons.


Il ouvrit plusieurs portes, entra dans des pièces espérant que cela le mènerait à l'extérieur, en vain. Il finit par se cacher dans un placard. Il entendit le duo infernal passer devant son refuge.


Il en sortir quelques minutes plus tard et reprit sa course. Il redescendit vers ce qui semblait finalement être le rez-de-chaussée. Il finit par trouver la porte d'entrée mais elle était bloquée, par un sort apparemment. Eperdu, il se remit à courir à perdre haleine. °Je suis fichu, FI-CHU. Oh, Harry, mon amour, si tu pouvais venir me chercher, j'ai peur !°


A peine venait-il de penser cela qu'il sentit un "petrificus totalus" lui taper dans le dos. Il s'écroula sur le sol dur et froid ce qui lui occasionna une grande douleur dans le dos, les épaules et la tête.


- Et bien, et bien, mon cher Topaze, on a voulu me quitter ? Ricana Ombrage. Ce n'est pas bien du tout. Sancho, ramènes-le dans sa cellule.

- A vos ordres, Maîtresse ! "Wingardium Leviosa".


Drago sentit son corps se soulever et prendre la direction du sous-sol. Il eut l'impression de suinter la peur tant celle-ci était présente dans toutes les cellules de son corps. Une fois arrivés, le gnome le déshabilla totalement et l'attacha face au mur. L'humiliation était totale et dépassait de loin celle qu'il avait vécue à sa vente aux enchères.


- Ah mon beau Topaze, tu n'aurais pas dû tenter de t'évader. D'habitude, vois-tu, je suis toute tendre à nos "premières fois" mais tu m'as trop mise en colère !


Elle s'arrêta de parler pour lui lécher le lobe de l'oreille et la nuque offerte. Une nausée monta à la gorge de Drago.


- Il faut que je te punisse ! Tu comprends, hein ? Doloris !


Le jeune homme eut alors l'impression d'avoir le corps en feu, qu'on lui arrachait les ongles et les yeux, que chaque terminaison nerveuse était transpercée par une aiguille rougie par le feu. °Je ne pleurerais pas. Tu ne me verras pas pleurer et supplier, vieille chouette.° Un nouveau "doloris" lui fut envoyé puis cela s'arrêta. Malgré lui, il se mit à souffler de soulagement.


- Oh, tu crois que j'en aie fini avec toi ? Mais je ne fais que commencer !


Drago entendit alors l'horrible bonne femme jeter un sort à sa baguette. Il reçut alors un coup cuisant dans le dos. Ombrage le fouettait avec ardeur et hargne. Elle avait transformé sa baguette en fouet virtuel mais qui faisait son effet comme un vrai. Le beau blond n'était plus que douleur. Elle ne se contentait pas de le fouetter dans le dos. Elle cherchait aussi à atteindre la peau tendre de ses fesses, ses bras et ses cuisses. Ses jambes flageolaient sous lui tant les coups pleuvaient. Le flot incessant du fouet-baguette stoppa net alors qu'un fracas tonitruant venait de se faire entendre à l'étage.

Par Alfgard
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Vendredi 13 février 2009

 

Chapitre 12 : Passage à l'action

 


Deux hommes entrèrent subrepticement dans le Ministère de la Magie. Ils étaient vêtus de robes de sorciers d'une teinte indéfinissable. Leurs capuches étaient rabattues sur leur tête et cachaient leur visage. D'un pas glissant et furtif, il se dirigèrent vers le service des aurors. A peine avaient-ils passé le guichet qu'on les avaient déjà oubliés. Non pas qu'ils aient utilisé le sortilège d'oubli mais leur "don" pour se rendre quasi invisible le leur permettait. Ils avaient comme "disparu" de l'esprit des gens. C'étaient des "caméléons", des sorcier qui aient la capacité de "cacher" la totalité de leur corps. C'étaient des métamorphomages de niveau supérieur, les meilleurs des meilleurs. Ils trouvaient leur place dans l'espionnage et la filature. Sans s'adresser à personne ni de frapper à la porte, ils entrèrent dans le bureau de leur chef.


Celui-ci était d'une taille moyenne. Tel ces caméléons, il aurait pu facilement passer inaperçu car il n'était pas d'un physique remarquable. Néanmoins, son aura, son charisme et une grande assurance attiraient par trop les regards, de même que ses yeux verts éclatants, sa chevelure noire indomptable et cette légère cicatrice en forme d'éclair. Il les interpella.


- Alors, et notre "chère" Ombrage ?


- Bonjour, Chef… répliqua le plus jeune


- Oui, bonjour… alors ?


- Et bien, elle est "accompagnée" d'un drôle de serviteur, c'est un hideux personnage qui ressemble à un crapaud, tant par le visage que par l'allure. Depuis que vous nous avez demandé de les filer, nous subodorons qu'ils en sont à un troisième enlèvement au moins.


- TROIS !? S'exclamèrent Harry Potter et ses amis Ron et Blaise.


- Qui sont ces victimes ? Se reprit le chef


- Nous n'avons pas reconnus les deux premiers jeunes hommes !


- Des hommes ?


- Oui, comme vous vous en doutiez, elle n 'enlève que des hommes ! Dit le plus âgé.


- Par contre, souligna le plus jeune, le dernier, il était facile de le reconnaître avec ses cheveux blonds et sa grande taille !


- Oui ? Qui est-ce ? Demanda Ron


- C'était Drago Malefoy


- Non ! Cria Blaise


- Drago ! Souffla Harry.


- Harry, grogna Blaise, il faut le sauver. Il faut LES sauver !


- Je t'en prie, Blaise, calmes-toi.


Il se retourna vers ses "caméléons".


- Connaissez-vous le lieu où ils les détiennent ces jeunes hommes ?


- Oui, c'est très au Nord de Londres dans ce qui ressemble aux yeux des moldus à une usine abandonnée !


- Très bien ! Retournez là-bas et continuer à noter tous les mouvements.


- Bien Chef ! Dirent les caméléons en quittant les lieux.


- Blaise, Ron occupez-vous de réunir les équipes, nous irons là bas dans deux heures précises.


Ses deux amis et collègues partirent dans leur bureau commun afin d'organiser le sauvetage et l'arrestation.


Pendant ce temps-là, Harry écrivit et envoya de nombreuses lettres à ses supérieurs ainsi que des demandes de "mandats" sorciers au magenmagot. Tout à son écriture, il ne réagit guère quand une petit silhouette blonde et fluette fit irruption dans son bureau. Il ne se "réveilla" qu'au son d'un "hum-hum".


- Aaah, c'est toi, Dennis !


- Bonjour, Harry !


- Ton enquête a-t'elle avancé ?


- Ton Topaze est un vrai passe-muraille. Néanmoins, j'ai pu le relier à un certain Ted Tonks.


- Tonks, Tonks ! Comme Nymphadora Tonks-Lupin, l'ex-auror ?


- Je ne sais pas, il faudrait que je continue plus avant mon enquête. Sinon, je l'ai espionné pendant qu'il se rendait, en ton absence, dans le parc près de chez toi. Il lisait beaucoup et prenait beaucoup de notes. Après m'être arrangé pour qu'il s'éloigne de son banc et de ses livres, j'ai pu lire leurs titres.


- Et ?


- Ce sont des livres de 2ème année d'études de Médicomagie. Je suis ensuite allé à l'université mais comme je m'en doutais, et toi aussi, il n'y avait aucun Topaze. J'ai donc interrogé les autres élèves de sa promotion qui comporte quand même quarante deux élèves. Huit d'entre eux sont blonds mais seulement trois garçons ont cette coupe. L'un d'entre eux, je l'ai assez approché pour lui voir ses yeux bruns qui l'excluent. Hélas, les deux personnes restantes sont absente depuis le même jour où tu as acheté Topaze.


- Dennis, as-tu leurs noms ?


- Tu ne devineras jamais celui de l'un des deux ?


- Je t'écoute !


- Il s'agit de… Drago Malefoy !


- Drago ? Il vient justement de se faire enlever par cette salope de Ombrage !


- Non !?


- Si ! Et l'autre blond comment s'appelle-t'il ? Tom Artmeca.


- Bon, je sais où se trouve Drago !


- Enquête plutôt sur ce Tom… non mais tu imagines Drago Malefoy se vendre aux enchères ?


- Impossible, cela lui serait par trop humiliant !


- Tu as raison, Dennis. Alors, je peux compter sur toi ?


- Pas de problèmes, j'y vais et à bientôt Chef !


- Salut ! Reprit Harry.


Alors que Dennis Crivey, auror depuis six mois, quittait son bureau, Harry prit sa tête entre ses mains. Que les caméléons et Dennis lui parle de Drago et voilà que l'ancien serpentard occupait pleinement ses pensées. Il ne pouvait oublier qu'il l'aimait depuis les quelques semaines qui précédèrent les 18 ans de son beau blond. Harry se mit à gémir. *Me voilà infidèle à Topaze, en esprit du moins. Oui, mais je suis persuadé qu'il repartira à sa vie, une fois que je l'aurai libéré. Que m'arrive-t'il voilà que je suis amoureux de deux hommes en même temps. Oh Drago, et toi mon Topaze, c'est de la folie. Je deviens fou.*

Par Alfgard
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