Chapitre 11 : Andromeda, Nymphadora et Dolores
Un souffle chaud chatouilla sa nuque et Drago se réveilla. Comme toutes les nuits, Harry l'avait enlacé et plaqué contre lui. C'était à la fois nouveau, étrange et plaisant de se réveiller dans les bras de quelqu'un. Comme tous novices dans la vie de couple, Drago était encore un peu gêné de trouver quelqu'un dans son lit. Néanmoins, il aimait cela. Il aimait les bras de Harry autour de lui. Il aimait sa joue contre la sienne, de sa main sur sa poitrine, de l'autre sur une de ses cuisses. Il aimait sa chaleur contre lui, cette impression d'être "à sa place" comme s'il avait toujours attendu ce moment. Comme il était loin le temps où il vivait dans la rue. Comme il était loin le temps où il se sentait seul même quand il vivait avec ses parents ou au sein des Serpentards à Poudlard. Drago était à sa place mais comment la garder ? Comment garder Harry ? Comment celui-ci réagirait quand il découvrirait que Drago et Topaze ne faisaient qu'un ? Merlin, jamais il n'avait autant aimé quelqu'un ! Pourquoi aimait-il Harry Potter ? Son vieil ennemi, un gryffondor, un sang-mêlé, tout ce qui faisait la personnalité de Harry qui aurait dû le rebuter qui aurait dégoûté l'ancien Drago Malefoy, ne faisait que l'attacher plus assurément au célèbre Auror. Il appartenait à Harry Potter, non pas parce que celui-ci l'avait acheté une fortune, mais parce qu'il lui avait fait don de quelque chose de plus précieux que sa virginité. Il avait fait don de son âme, de son esprit et de son cœur au Survivant. Plus que les liens de l'esclavage, les liens de son amour pour Harry Potter les liaient à lui plus que tout.
Son homme se mit alors à lui embrasser la nuque par à-coup puis le retourna vers lui. Drago croisa alors les yeux les plus éblouissants qu'il n'ait jamais vu. Cela lui rappelait certains lacs d'Ecosse qui avaient le même vert si caractéristique. Une lumière magique semblait surgirent des yeux de Son amour. La bouche aimée lui mordilla la gorge au niveau de la carotide. Il jeta alors la tête en arrière pour lui laisser toute latitude à une exploration amoureuse. Comment pouvait-on être si heureux se dit-il alors que Harry se mit à lui lécher la "salière". Drago écarta les cuisses quand il sentit la jambe de son amant s'y insinuer. Il accueillit le corps de Harry sur lui. Il releva les jambes et les plaça sur les hanches de son amant. Par la magie instinctive, ce dernier avait attiré le lubrifiant qui était sur la table de nuit. Il en avait déjà enduit ses doigts pour préparer le "doux Topaze". Drago avait été très explicite dans ses mouvements et Harry savait qu'il était empressé. D'un coup de rein impatient, Harry avait déjà pénétré son amant. Ce dernier se cambra sous l'intrusion non pas de douleur mais de pur plaisir. Il leva haut les jambes et les croisa dans le dos de l'Auror. Les coups de boutoir de Harry faisaient crier de plaisir le "doux" Topaze qui n'avait plus rien de tendre et fragile. Drago grognait des mots vulgaires pour inciter Harry à plus de puissance. Son regard chaviré et sa langue qui passait sur ses lèvres offraient à Harry un pur spectacle de luxure. Encore plus "stimulé", il accéléra ses va-et-vient à l'intérieur de Drago. Le beau blond se sentit tellement submergé par le plaisir et l'amour pour Harry qu'il le cria. Il éjacula sur son ventre quand son amant lui se vida en lui. Alors qu'ils reprenaient leur souffle et que Harry avait la tête dans le cou de Drago, ce dernier prit alors conscience qu'il avait dit : "Je t'aime" à son maître. Il se sentait mal car il n'aurait jamais dû se "dévoiler" ainsi. Tout d'abord parce qu'il n'était qu'un esclave sexuel à l'avenir plutôt flou et ensuite parce qu'il était un Malefoy. Un Malefoy ne doit pas se montrer faible et amoureux, et ce surtout, s'il l'était vraiment. Alors que la respiration de Harry se ralentissait de plus en plus au point qu'il se rendorme, Drago était inquiet. Qu'avait pu penser son amant de cette déclaration intempestive ?
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Les jours étaient passés à tout allure pour Harry. L'enquête sur les ventes aux enchères de mineurs et de victimes de l'Imperium avait fait plus qu'avancer. Le réseau, qu'ils venaient de démanteler, s'avérait être le seul. Néanmoins, en tant que chef de "sa" cellule d'aurors, Harry avait décidé d'une toute nouvelle enquête. Celle-ci consistait à découvrir en quoi consistaient les louches activités de Ombrage. Il venait de faire entrer Blaise dans son "bureau". C'était un véritable capharnaüm, où les dossiers amoncelés, les restes de repas rapides et les cadavres de bouteilles de bière au beurre occupaient grande place.
- Alors Blaise ? Quelle nouvelle ? Demanda Harry
- Elle se méfie la mégère ! Ricana Blaise.
- Harry ! J'ai une nouvelle ! S'écria Ron qui venait d'entrer.
- On t'écoute, Ron ! Répondit Harry
- Looni Laval a été retrouvée vidée de son sang !
- Comment cela ? Intervint Blaise. Un Vampire ?
- Non, un Sectumsempra !
- Encore ce maudit sortilège ! Grogna Harry. Et qui est coupable ?
- Je suis persuadé que c'est cette "ordure" ! Souffla Blaise.
- Il va nous falloir creuser un peu plus ! Ron !
- Oui, Harry ?
- Tu vas sélectionner des caméléons afin qu'ils suivent Ombrage.
- D'accord Chef !
- Blaise ! Quant à toi, tu vas fouiller sur les lieux où la tenancière a été découverte !
- Ok, Harry !
Ses deux amis partirent avec diligence exécuter ses ordres. Harry se mit alors à penser à son cher Topaze qu'il avait peu vu ces derniers jours.
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Les jours étaient passés avec une extrême lenteur pour Drago. Harry avait passé la majeure partie de son temps à l'extérieur. Ce fut souvent fort tard qu'il rejoignit son bel esclave dans leur lit. Certes, il avait pu réviser mais l'ennui commençait à lui peser. Si Dobby était d'une grande sollicitude, cela ne remplaçait pas les contacts plus prolongés avec d'autres humains et surtout des sorciers comme lui.
Après avoir longtemps tergiverser, il décida d'aller se promener et peut-être d'effectuer deux ou trois achats dans le Chemin de Traverse. Harry lui avait fait don d'une bourse bien pourvu. Il utilisa alors la poudre de cheminette pour s'y rendre.
Très las de porter ce masque qui cachait son identité, il avait levé le sort du masque. Il n'avait pas remarqué qu'une silhouette trapue l'avait observé pendant ce temps-là. Il entra chez Fleury et Bott pour trouver un livre de potions pour la 3ème année d'études de médicomage. Alors qu'il se dirigeait chez Mme Guipure pour se faire confectionner une nouvelle robe de sorcier, il se retrouva face à deux femmes qui l'interpellèrent.
- Drago !
- Drago chéri !
- Tante Meda, Nymphie !
- Où étais-tu mon grand ? Demanda sa tante.
- Oncle Ted ne vous a pas dit ?
- Si, une histoire comme quoi un de tes amis était malade et que tu allais le soigner ! Reprit Nymphadora.
- Tout à fait, c'est ce pauvre Goyle !
- Mais pourquoi ne nous as-tu pas donné de nouvelles ? Surtout que cela fait quelques temps déjà que je suis
revenue de ma lune de miel ? Dit Tonks nouvellement Lupin.
- Pas eut le temps ! L'était trop malade ! Alors, c'était bien ce voyage ?
- C'était magique !
- Un comble pour un couple de sorcier ! Ricana Drago.
- Ah, c'est malin ! Renifla Tonks. Remus et moi avons passé de très bons moments et nous avons décidé de faire un bébé !
- Déjà ?
- Eh, lui et moi ne sommes plus des adolescents aurais-tu oublié que j'ai déjà 27 ans et que Remus en a 40 ?
- C'est vrai ! Vous avez tout à fait raison !
- Drago ! Comptes-tu rentrer bientôt à la maison, mon chéri ? Demanda sa tante.
- D'ici une semaine ou deux, je pense !
- Et tes cours ?
- Je me suis accordé avec eux… je compte travailler par correspondance.
- Veux-tu rester quelques minutes avec nous ? Nous pourrions nous arrêter dans un café ?
- D'accord. Allons-y !
Il passa une bonne heure avec sa tante et sa cousine à papoter gaiement sur les joies du mariage. Il se sentait tellement soulagé de revoir les Siens, de sortir à visage découvert et de faire des courses seul. Les deux femmes finirent par le laisser partir après lui avoir donné moults baisers.
Le jeune homme reprit alors ses achats. L'apothicaire ne put lui fournir un ingrédient à une potion de soins. Il décida de tenter de le trouver au sein de l'allée des embrumes. Il s'y engagea avec une grande assurance. Il y était déjà venu autrefois. Il avait quelques mètres et alla dans une petite rue adjacente. De l'ombre surgit, la silhouette de tout à l'heure. Il ne reconnut pas la personne.
- Bonjour, Monsieur Draco Malefoy. Dit une voix nasillarde de femme.
- Madame ?
- Ou devrais-je dire : comment allez-vous cher "Topaze" ?
- Qui êtes…..
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'un "petrificus totallus" venir de le "statufier".
- Mon beau Topaze ! Je savais que tu serais à moi, un jour ! Et voilà ! Sancho, rends-le invisible et emmène-le chez moi ! Pour faire bonne mesure… fais-lui un stupefix… sait-on jamais à trop fréquenter cet salaud de Potter !
Draco vit venir vers lui un homme qui avait plus l'air d'un immense crapaud qu'un être humain. Un éclair sortit de la baguette biscornue du monstre.
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