- Pourquoi nous avez-vous amenés ici ? Grommela Ron Weasley. Si Hermione apprends cela, elle va me tuer !
Harry Potter se mit à rire aux éclats et fit un clin d’œil à Blaise Zabini et aux jumeaux Weasley, alors que son ami entrait dans le vestibule.
- Eh… cela fait partie de notre enquête ! Se récria Blaise.
Depuis trois mois qu’il s’était marié avec Hermione, Ron ne sortait plus beaucoup et seuls ses impératifs d’Auror l’y obligeaient encore !
- Blaise, tu ne nous avais pas dit que nous devions venir dans ce qui était le plus connu des Lupanars mais des Salles de Jeux de Hasard !
- Si nous, on savait ! Répondirent en chœur Fred et Georges.
- Ah ça, on peut compter sur vous pour chercher les occasions de jouer !
- Mon petit Ron, c’est que nous, on ne s’est pas mit la corde au cou ! Ricana Georges
- La corde, la corde ! C’est bien mieux qu’une corde, je te prie de me croire que je ne regrette pas !
- Ah oui ? Et c’est quoi ? Demanda l’indiscret Fred.
- Allez les gars, laissez ce pauvre Ron tranquille ! Ria Harry
- Je vous ai amenés ici car on y vend aussi des prostitués. C’est pour vérifier s’ils ne sont pas mineurs ou sous l’Impérium !
- Blaise, cela fait deux semaines que tu nous trimbales d’une maison close à une autre ! On ne pourrait pas un peu calmer le jeu ? Soupira Harry.
- Enfin, Harry, il faut démanteler le réseau ! Trop de mineurs en sont victimes, bien trop ! Sans compter, les adultes qui sont soumis à l’Imperium ! C’est un "commerce" qui me sort des yeux ! Je
voudrais bousiller la gueule de ces salauds ! Leur arracher les yeux, leur couper les doigts et pourquoi pas autre chose !!!
- Blaise, Blaise ! Calme-toi ! Nous allons y arriver.
- En tous cas, il paraît que ce lupanar est fréquenté par de drôles de lascars ! Beaucoup de pervers et de perverses !
- Eh bien, dit Harry, il m'est arrivé de venir avec Fred et Georges une fois ou deux pour jouer voir pour y aller avec des garçons mais je n'ai rien remarqué de louche !
- J'ai pourtant entendu dire que les pires vices pouvaient y être assouvis ! Répliqua Ron. Je sais même que Ombrage y vient très souvent.
Le nom d'Ombrage éteignit la relative bonne humeur de ses compagnons. Harry et ses amis n'avaient jamais oublié le sadisme et la perversité dont elle avait fait preuve au cours de leur
cinquième année à Poudlard. Ils avaient même dû quelques mois plus tôt sauver un jeune homme maigrelet qu'elle rudoyait fortement.
- C'est bien elle à qui j'ai lancé le sort de crache limaces ? Demanda Blaise
Ron se mit à sourire.
- Non, mon cher. C'est Harry qui lui a fait sa fête en lui lançant un sortilège de pousse-dents ! Il était tellement en colère que nous n'avons pas pu envoyer un seul sort à cette saleté !
- Ah ? Répondit Blaise. Je devais encore être saoul, je n'en ai aucuns souvenirs !
- Nous étions tous saouls ! Heureusement pour elle car peut être aurions pu lui lancer un sort impardonnable à cette crevure !
- Elle l'aurait mérité ! Grinça Harry. C'est une malade ! Sinon pourquoi serait-elle aussi sadique ?
- Tu as tout à fait raison, Harry ! Opina Ron. J'ai entendu dire qu'elle adorait les rapports, tu sais… un peu… spéciaux !!
Harry éclata de rire. Ce sacré Ron savait le don "d'alléger" les ambiances.
- Sacré Ron ! Tu sais que nous sommes dans l'une des plus "sélect" maisons closes et tu peux appeler les choses par leur nom !
- Je préfèrerais néanmoins que l'on s'en aille de là ! Rougit Ron. Vous savez bien que je n'aime pas trop venir dans ce genre d'endroit.
- Ron, c'est pour notre enquête ! Répliqua Blaise.
- Et bien que l'on se dépêche !
- Moi, j'aimerais bien jouer un peu ! Dit Georges pendant qu'ils entraient dans la salle de Jeu. Tiens, tiens, une vente aux enchères… comme par hasard…
- Allons-y ! Intima Harry qui était leur chef.
Une fois entrés, Fred se retourna vers eux.
- Doublement dommage ! Renifla t'il.
- Pourquoi ? Demanda Georges.
- Parce qu'apparemment, ce beau jeune homme n'a pas l'allure d'un mineur. Ensuite parce que je n'ai pas d'argent devant moi pour me "l'acheter" !
- Fred, comme peux-tu dire cela ? Tu sais pourquoi on vient ici ! Je croyais que tu étais ici pour combattre ce système ! Grogna Blaise
- Voyons Blaise, ce qui me débecte c'est que l'on s'en prenne aux mineurs et que l'on use de l'Imperium. Après si une personne veut se vendre c'est son droit le plus total !
- De toute façon, Fred, en as-tu vraiment besoin ? Je croyais que Théo suffisait à ton bonheur ! Susurra son frère jumeau.
- Tu n'as pas tout à fait tort !
Là-dessus, Harry soupira et s'avança avec Blaise pour mieux voir. C'est alors qu'ils eurent le regard attiré par la magnifique créature juchée sur la table. Harry ne put pas s'empêcher
d'admirer la silhouette élancée et malgré tout musclée du bel éphèbe habillé de blanc. Il portait un masque noir qui recouvrait à moitié des joues enflammées par le rougissement.
Ils entendirent alors le laïus de la propriétaire de l'établissement.
- Comme je vous l'ai déjà dit, mesdames et messieurs, cette petite merveille fera un parfait petit gigolo. Vous aurez tout loisir de le dresser à vos goûts, puisqu'il est encore "innocent". Et il
n'est pas soumis à l'Imperium comme dans certains endroits glauques. Alors, qui renchérit à quatre mille quatre cent gallions ?
Harry se mit à ricaner doucement. Innocent ? C'est cela, dans un tel endroit. A d'autres. Apparemment, la majeure partie des clients étaient fin saouls. On pouvait leur faire avaler n'importe
quelle salade. Cette vente était du dernier comique et elle atteignait une somme exorbitante.
- Avec cette vente plus personne ne joue, moi qui avais envie de me faire un peu d'argent ! Dit Georges. Regardez plus personne n'est aux tables de jeu.
- Comment veux-tu ? Rétorqua Fred. Moi, je préfère mater ce beau mec !
Harry soupira.
- Blaise, vu que nous ne sommes pas tombés sur le réseau, on peut peut-être repartir ?
- Je le veux ! S'écria Fred.
Aucun de ses compagnons ne posa la question de qui il voulait parler tant ses yeux étaient rivés sur le bel "esclave".
- Il n'est pas dans tes moyens ! Lui fit remarquer Harry
- Et si tu m'accordais un prêt ?
- Non ! Répondit-il de façon autoritaire.
- Allez, Harry ! Dit-il d'un ton enjôleur. Avec ta fortune ce serait une goutte d'eau dans l'océan pour toi !
- Pour moi, ce n'est pas une raison de la dilapider pour un caprice sexuel. Surtout si c'est pour un de TES caprices. Ma réponse est NON, cher associé. Et puis, tu oublies qu'un gigolo nécessite
un "entretien" dont tu n'as pas non plus les moyens.
- S'il te plait, Harry !
- Et puis que dirait ta mère, hein ?
Là-dessus, Ron se mit à ricaner rejoint par Georges et Blaise.
- Ah là, tu m'as bien eut ! Je n'avais pas pensé à cela !
Ses frères, Harry et Blaise éclatèrent de rire. Tous avaient dans la tête l'image de Molly à cette information.
- Tu vois, je vais pouvoir te faire faire des économies avec mon argent ! railla Harry.
- Je te remercie grandement, cher associé !
Une voix connue s'éleva alors dans la salle. Elle donna un frisson dans le dos à Harry.
- Quatre mille six cent gallions, je propose Quatre mille six cent gallions ! Cria la voix.
- As-tu vu ce montant ? S'exclama Fred. C'est de la folie ! Merci de m'avoir retenu, Harry.
Fred avait posé sa main sur l'épaule du "survivant" mais ce dernier ne l'écoutait déjà plus et regardait la personne qui avait surenchérit.
-*-*-*-
- Quatre mille six cent gallions !
Drago n'aura jamais cru que l'enchère soit montée aussi haut. Malgré tout l'orgueil des Malefoy dont il était pétrit, il n'était pas sûr de devoir se sentir flatté de valoir un tel prix. Il
était trop horrifié pour cela. La femme qui voulait l'acheter ne cachait pas sa perversion, son sourire était gourmand et lubrique. A tout prendre, Drago souhaita que la vieillarde qui avait
lancé l'enchère, ou ce jeune dandy d'une trentaine renchérissent sur cette immonde bonne femme.
Il se rendit compte que la partie ne se jouait plus entre ces trois là. Ils avaient tous renoncé sous le regard impérieux et "supérieur" de la femme. Il espérait que la vieille femme continuerait
quand même l'enchère. Soudain une autre voix s'éleva.
- Cinq mille gallions ! Cria cette voix.
Drago sursauta, il connaissait cette voix mais d'où.
- Pourquoi vous encombrer d'un gigolo ? Beugla quelqu'un. J'ai cru comprendre que les gentlemen se bousculaient devant votre porte ou votre lit.
Des rires gras et vulgaires s'élevèrent puis toute la salle ricana aussi. Elle redoubla de rire à la réplique du nouvel enchérisseur.
- Justement, ce sont des gentlemen et j'ai envie de goûter une chair plus "épicée" !
Drago se sentit insulté même s'il n'était pas vraiment visé. D'où venait la voix se trouvait une douzaine de jeunes hommes. Il lui était impossible de savoir qui était son éventuel
propriétaire. Il se mit donc à espérer que la vieillarde surenchérisse. Il retint sa respiration car elle avait sombré dans le sommeil.
- Quelqu'un à cinq mille deux cent gallions ? Proposa Looni.
Le silence s'était installé. Drago avait bien remarqué que les enchères étaient montées de cent en cent gallions mais cet homme était monté d'un coup avec quatre cent gallions. Etait-il si
riche pour que cette différence ne compte pas ?
- Quelqu'un à cinq mille deux cent gallions ? Redemanda Looni un peu plus fort.
La bonne femme qui n'était autre que Dolorès Ombrage était furieuse. Elle sortit en bousculant une chaise et tous ceux qui se trouvait sur son trajet. Drago regarda la tête de Looni.
Effectivement, la Ombrage avait abandonné l'enchère même si Looni avait espéré que celle-ci continue.
- Très bien. Cinq mille gallions, une fois… Deux fois… Adjugé… Topaze est adjugé cinq mille gallions à Monsieur Harry Potter !
Drago écarquilla les yeux et chercha dans la foule son vieil ennemi. Potter venait de s'acheter son corps. Il ne le vit pas caché au milieu de la foule.
- Monsieur Potter, je vous attends à mon bureau !
Looni entraîna alors Drago à sa suite. Il aurait dû être soulagé d'avoir échappé à Ombrage car il connaissait sa perversion mais il ne s'imaginait pas coucher avec Potter. Après tout, il
n'était pas homosexuel, enfin, il ne croyait pas l'être. Il faut bien avouer que le sexe n'avait jamais été son obsession comme certains de ses camarades.
- Vous été parfait mon chaton ! lui murmura Looni en l'emmenant dans le vestibule. Je n'aurais jamais cru que l'enchère serait montée si haut. Allez chercher vos affaires et je vous
attends à mon bureau. Ne traînez pas.
Traîner ? Alors qu'il était inquiet de savoir pourquoi "Saint Potter" l'avait acheté. A moins qu'il l'ait acheté pour quelqu'un d'autre ? Non, Potter ne pouvait pas avoir fait cela ! Lui qui
avait délivré leur elfe de maison ! Lui qui protégeait les "faibles" !
Il redescendit cinq minutes plus tard. Que ferait Potter de lui ? Le relâcher, le torturer ou pire… coucher avec lui ? Comment se passerait sa vie ? *Tudieu… que de questions ! Allez, je
vais bien voir !*. Il toqua à la porte et fut invité à entrer.
- Mon cher Monsieur Potter, je suis certaine que vous avez fait une très bonne affaire ! Disait Looni. Ah… le voici ! Bien, je vous laisse.
Drago ferma les yeux deux secondes. Harry n'était pas tout seul, il était accompagné de son vieil ami Blaise Zabini et de trois Weasley. Il ne put alors détacher ses yeux de Harry. Son
éternelle coupe de cheveux vouée au vent avait disparu et laissait place à une coupe plus courte qui mettait en valeur sa noirceur.
Topaze-Drago croisa alors le regard vert troublant. Harry avait grandi et ils avaient maintenant la même taille. Il s'approcha de Drago.
- Vous pouvez poser votre valise ! Dit-il.
- Ah… oui… Murmura Drago.
- Comment vous appelez-vous ? Et pourquoi portez-vous un masque !
- Je serais Topaze, juste Topaze ! Quand à mon "masque", c'est pour protéger ma réelle identité !
- Moi, c'est Harry, Harry Potter ! C'est dommage pour votre masque car j'aime voir le visage de mes amants quand ils jouissent !
Drago sentit un frisson parcourir sa colonne vertébrale au son de la voix chaude qui prononçait une promesse excitante.
- Vous pourrez toucher mon visage, le masque est virtuel !
La voix traînante et sensuelle du jeune éphèbe avait fini par émouvoir le "survivant". Il se sentait très attiré par son "acquisition".
- Dis Harry, as-tu vu la tête de Ombrage quand tu lui as soufflé Topaze ? Intervint Ron.
- Oui, cela a été une grande satisfaction !
- Crois-tu qu'elle essaiera de se venger ?
- C'est une lâche ! Et pourtant, j'aimerais qu'elle le fasse !
Drago sentait la haine qui suintait de Harry. Il se sentait néanmoins un peu vexé d'avoir été acheté par vengeance même si au bout du compte il devinait qu'il finirait quand même dans son
lit.
- Et bien, ne vous gênez pas, Gentlemen, dit-il. Faîtes comme si je n'étais pas là !
Ils écarquillèrent les yeux sur lui et il comprit qu'à la façon dont il avait parlé il avait démontré qu'il était de haut lignage. Il fallait qu'il laisse croire d'être d'un bas niveau social
sinon ils se moqueraient de lui et s'en feraient des gorges chaudes. Il était hors de question que d'autres scandales tombent sur sa famille que ce soit les Malefoy ou les Tonks.
- Ben quouaah, qu'est-ce que j'ai dit ? Reprit-il vulgairement.
- Non rien ! Susurra Harry. Venez avec moi. Dit-il en lui prenant le bras.
Ils se dirigèrent tous vers la sortie de la maison.
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